mercredi, décembre 8 2010

Sur le divan rouge de Mr Drucker, en compagnie de Mr Bayrou

Wikipedia, un projet de société, voire de civilisation !

Dimanche dernier, je suis passée dans "Vivement Dimanche", l'émission animée par Mr Drucker tous les dimanches après-midi (même en cas de match de tennis...). L'invité de cette semaine était Mr Bayrou, lequel a choisi de me faire intervenir en tant qu'invitée pour parler de Wikipedia. Deal !


Vivement Dimanche - Florence Devouard & François Bayrou

Enregistrement un peu épique le mercredi précédent, en raison de fortes chutes de neige et de températures très basses, semant la pagaille dans les aéroports. Alors qu'il était prévu que j'arrive avec plus d'une heure d'avance dans les studios Gabriel... je suis finalement arrivée avec plus d'une heure de retard. Il s'est donc passé exactement 50 mn entre mon arrivée dans les studios et le redémarrage en trombe pour filer à Orly (urgence bien inutile puisque l'avion à Orly .... est parti avec plus de 2h de retard comme celui du matin). Equipe très sympathique donc tout s'est bien passé, même si j'ai bien évidemment amplement stressé.

dimanche, novembre 21 2010

Stress et Dirigeants: un cycle d'intervention destiné aux entrepreneurs auvergnats

Je participe en novembre et décembre à un cycle de 7 interventions, ayant lieu à Clermont Fd, Aurillac, Le Puy en Velay, Vichy, Désertines et Thiers, destinées à un public de dirigeants d'entreprises, et dédiées au thème du stress du dirigeant d'entreprise.

Les objectifs de ce cycle de 7 conférences

  • mieux connaître les processus psychologiques et physiologiques du stress (avec en particulier des interventions par un médecin et une psychologue)
  • disposer d'outils simples et pratiques en termes de gestion du temps, gestion financière, d'organisation... (avec en particulier mon intervention, celle d'un représentant de l'ordre des experts-comptables, d'une coach et d'une intervenante de l'ARACT)
  • identifier des acteurs relais et d'accompagnement pour rompre l'isolement du chef d'entreprise

Les conférences mettront aussi en avant une intervention par Mr Olivier TORRES de l'AMAROK (Observatoire de la santé des dirigeants de PME)*.

On parle souvent du stress des salariés, beaucoup moins du stress des dirigeants, pourtant très réel mais souvent passé sous silence par les dirigeants eux-même. Le dirigeant doit apparaître fort et confiant auprès de ses équipes, de ses partenaires, de ses fournisseurs et de ses clients. Le problème est que le dirigeant est aussi en première ligne par exemple lorsque l'argent se fait rare ou lors d'un conflit majeur avec les équipes. Il est aussi souvent très seul. On parle parfois des 4D: Dépot de bilan, Dépression, Divorce et Décès.

Au cours de ce cycle, chaque intervenant ne disposant que d'un temps très court (10 mn), j'ai choisi d'adopter une démarche extrêmement pragmatique et de parler d'un sujet qui nous concerne tous (ou presque tous), notre boîte email. Au cours de mon intervention, j'évoque des pistes concrètes pour mieux gérer le flux d'information quotidien qui menace de nous engloutir....

Plus d'informations (dates, lieux, programme) sur le site de la CGPME.

La médecine du travail a déterminé de longue date quatre éléments délétères : la surcharge, le stress, l'incertitude et la solitude. Or, les patrons de PME cumulent ces quatre facteurs - Olivier Torres

La caractéristique des PME, c'est une relation directe entre le patron et ses salariés. Dans une compagnie de transport, la plupart du temps, le dirigeant a son permis poids-lourds. Licencier un salarié dans ces conditions, c’est tuer quelqu’un à l’arme blanche. Le patron de PME est seul pour prendre sa décision. La souffrance du licencié a donc son corollaire : la souffrance du licencieur. - Olivier Torres

Je vais peut-être mettre à jour un scandale de santé publique : On compte 2,5 millions d'indépendants en France, comment se fait-il qu'il n'y ait aucun service médical autour de ces gens ? - Olivier Torres

Il y a plus de statistiques sur la santé des baleines bleues que sur celle des entrepreneurs, commerçants et artisans. Et pour cause, ils ne sont pas pris en compte par la médecine du travail.

Un lien : Une souffrance inaudible et inavouable

  • l'observatoire est nommé Amarok du nom d'une légende esquimau sur l'importance de la préservation des ressources qui font vivre la société, ici les PME et leurs patrons.

mardi, octobre 19 2010

Web Connect Link Party J-3


Lire la suite...

vendredi, décembre 19 2008

Méritante: chevalière de l'Ordre du Mérite

Avant hier, j'ai été décoré de l'Ordre du Mérite par Mr Besson, Secrétaire d'État chargé de la prospective, de l'évaluation des politiques publiques et du développement de l'économie numérique (c'est long comme titre...)

Lire la suite...

samedi, décembre 13 2008

Supporting freedom of information

I will be speaking at the Israel Business Conference taking place at the David Intercontinental Hotel in Tel Aviv on December 14th.

In advance of my two talks on Sunday, I was interviewed by Globes. You can read the entire story here.

mercredi, décembre 10 2008

WiL

Tomorrow, 11th of december, I will participate to the Women in Leadership in the Information Society (WiL) meeting at "La Cantine".

A film crew will be present to capture the interesting moments of the day and the WiL team will make a short movie available on their web site soon after the event.

lundi, novembre 3 2008

Gonflée

J'ai reçu le 22 Octobre un Montgolfier décerné par la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale dans la catégorie "Communication et Formation".

J'imagine qu'un jour je serai listée sur cette page. Le Montgolfier est attribué à une personne, souvent un ingénieur, qui a créé une petite ou moyenne entreprise à partir d’un projet original, ou à un scientifique dont l’apport a été essentiel à la création de cette entreprise. Un honneur et j'en fut très émue.

Etonnante société... une histoire illustre... deux cent ans d'histoire... reconnue d'utilité publique dès 1824... récipiendaire de généreux dons aux cours des premières années, et aujourd'hui sans un sou.

Etonnante société, propriétaire de l’Hôtel de l’Industrie (qui a accueilli les prémices des grandes révolutions industrielles et des découvertes qui ont bouleversé les industries), qui aurait aujourd'hui bien besoin d'une bonne réfection, et qui doit faire l'objet de la convoitise de tous les restaurants situés alentours.

Etonnante société qui a choisi d'ouvrir un blog en 2007 pour partager son histoire... mais qui ne le met pratiquement jamais à jour.

La société a d'ailleurs tenté d'avoir un article sur Wikipedia, étant donné qu'elle est citée à plusieurs reprises dans les articles de ses membres fondateurs. Peine perdue, l'association n'est pas considérée comme notable et son article est supprimé.

Logique... "aujourd'hui, si l'on existe pas sur le net, on existe pas".

jeudi, octobre 30 2008

Sur la langue française

Ce matin, je validais les dernières modifications du futur guide d'utilisation à Wikipedia. Guillom m'avait fait parvenir un scan de ma partie, avec ses commentaires et suggestions de correction. Page 16, une note de sa part "succédé, pas de s".

Je me réfère au paragraphe en question:

Au cours des années, différents modes de gouvernance se sont succédés et mélés.

Guillom signale la même erreur, page 18:

Au cours des quatre dernières années, des représentants d'origines variées se sont succédés au conseil: britannique etc...

Naturellement, j'utilise la technique classique consistant à remplacer le masculin par du féminin et le verbe par un verbe du troisième groupe pour identifier si oui ou non, le verbe doit être accordé. Je remplace donc "modes" par "méthodes" et "succéder" par "prendre". Et pof, différentes méthodes sont prises... féminin pluriel, donc on accorde.

Je répond donc à Guillom que mon accord est correct et que je n'ai donc pas pris sa correction en compte.

Que nenni me répond Guillom. Et de signaler cette page, qui signale que devant un verbe accidentellement pronominal, le participe passé s'accorde en genre et en nombre avec le complément d'objet direct, SI celui-ci précède le verbe... et rappelle que le verbe succéder ou se succéder n'a jamais d'objet direct, et donc doit toujours rester invariable.

Il faut donc écrire

Au cours des quatre dernières années, des représentants d'origines variées se sont succédé au conseil: britannique etc...

et

Au cours des années, différents modes de gouvernance se sont succédé et mélés.

J'ai été victime d'un intense moment de solitude. 30 ans de confusion. Et je ne dois pas être la seule... j'imagine que certains vont lire le texte corrigé, et imaginer qu'il y a une erreur.

Et puis, j'ai été passer un petit moment sur l'un des jeux en ligne que je partage avec mes gamins, et j'ai relevé la discussion suivante:

joueur1 > lu all ca va
joueur2 > hello a touss
joueur3 > slt itachi
joueur2 > kikou icko
joueur3 > komen va tu ?
joueur2 > bofff
joueur2 > tk je doit vous quitter
joueur1 > je re demain a+
joueur4 > re tt le monde
joueur5 > c nul les adjuchas
joueur6 > oups euh oé
joueur6 > mdr il y a deux VIPclan ke jé poutrer et depuis ils ont été virer du clan mdr tous sa a cause
joueur6 > du coups il ne reste plus kun seule VIPclan au environ et il est plutot balaise com gars
joueur6 > tien slt sava bien néjii??
joueur6 > puté ecr un otre ki veut me bouziller mon armée je vais peut etre de voir mettre sur mon profil au repos se refait trankil son armée alors pa la peine de m'enbbéter
joueur3 > si vou voulai ji vai car g rien na faire

Depuis, je me dis que les verbes accidentellement pronominaux... qui doivent être invariables... n'ont pas un avenir garanti.

lundi, septembre 1 2008

Une nation entière à l'heure du XO de l'OLPC

Ouarf !

J'ai bien ri en lisant cet article, Une nation entière à l'heure du XO de l'OLPC, annonçant la distribution de 500 XO pour l'ensemble des écoles publiques de Niué (1500 habitants). Ri car je me souviens de la présentation de Négroponte à Davos (2008) et à Abuja (en 2006), précisant bien que le modèle économique de l'XO (anciennement nommé ordinateur à 100 dollars) requiérait la distribution d'un très grand nombre de machines... d'où une stratégie visant à s'adresser d'abord aux nations très peuplées. En 2006, Negroponte négociait uniquement avec des pays du type Nigéria justement.

Lire la suite...

mardi, juillet 8 2008

Démarrer une nouvelle vie...

J'ai été récupérer mon passeport à la mairie (l'ancien était périmé dans moins de 6 mois). Je suis maintenant l'heureuse propriétaire d'un passeport numérique, vierge de tout cachet, de tout visa. Mon ancien passeport, témoin de tous les voyages effectués pour le compte de la Foundation Wikimedia ne m'a pas été rendu :-(

Lire la suite...

dimanche, juillet 6 2008

Deux nouveaux services "open source": identi.ca et ur1.ca

Il y a quelques jours, Even Prodromou (bien connu par la communauté wikipédienne pour son site Wikitravel) a démarré deux nouveaux services.

Ur1.ca est un service permettant à l'utilisateur de raccourcir une URL (son équivalent plus connu est tinyURL). Le code est sous GPL.

Identi.ca est un service de microblogging (son équivalent plus connu est Twitter - dont la popularité est en train de chuter ces derniers temps). Tout le contenu du site est sous licence cc-by 2.0 et le code AGPL 3.0.

A rajouter dans la panoplie du parfait internaute libre !

We look forward to seeing how these projects move forward!

lundi, juin 23 2008

Seven words

Ce matin, sur la liste de communication interne de la Foundation, une référence au décès du comédien George Carlin. No idea who that guy is...

Puis, sur Twitter, j'ai trouvé ce message de Ross Mayfield "Shit, Piss, Fuck, Cunt, Cocksucker, Motherfucker, and Tits". Uh ? Pardon ? Suivi de "I bet George Carlin saw this and loved it". Tiens....

Et puis j'ai trouvé cette vidéo... extraordinaire ... Il parait que c'est un classique (certes, mais un classique d'une autre culture :-)). Une sorte de Jean-Marie Bigard ?

Une explication se trouve sur wikipedia :-) : seven dirty words

mardi, juin 17 2008

La CAF et les bons de vacances

Je n'ignore pas qu'il s'agisse d'un cri dans le vide, mais je ne peux m'empêcher de crier ma perplexité.

Fin 2005, j'étais une gentille salariée bien comme il faut. Je touchais mon salaire mensuel, pas très gras, mais couvrant sans problèmes les besoins de ma famille. Et nous payions, tranquillement, nos cotisations sociales. Courant 2005, nous décidons de faire notre troisième gamin. Et dans la foulée, la société dans laquelle je travaille dépose le bilan. La totalité du personnel est licencié, dont moi bien sûr, à 7 mois et demi de grossesse, 15 jours avant de commencer mon congé maternité.

Lire la suite...

Loi Hadopi, du grand art

Quel soulagement !.

Sans soutenir les pirates, je préfèrerais que seule l’autorité judiciaire soit à même de pouvoir exiger des mesures de restrictions d’accès vers tel ou tel site web ou à pouvoir priver un individu d'un accès à Internet. Internet est encore perçue par beaucoup comme un simple outil technologique supplémentaire. Pour d'autres (dont je suis), le droit à l'accès relève plutôt des droits fondamentaux, tels que l'accès à un toit, à un air pur, à l'eau potable et à l'éducation.

jeudi, mai 29 2008

Les Assises du Numérique

Puisqu'elles sont gratuites et ouvertes, je me suis inscrite. Et voilà, je suis dans la salle, en train d'écouter Mr Stener. La majeure partie des places sont occupées (soit 1200 semble t-il). Côté plus: il existe un petit espace en haut à droite, prévu pour les bloggeurs, donc équipé de prises électriques et de codes wifi. Etonnement tout de même... le grand amphi de Dauphine ne devrait il pas être intégralement équippé ? Le nombre d'ordinateurs ouverts est faible, une trentaine peut être... .

Lire la suite...

vendredi, mai 23 2008

Going Solo

Last week, I went to Lausanne, to attend Going Solo. I'll remember it warmly.

First, I crashed in Cecile appartment. Cecile is a wikipedian who I had already met in Nancy over a year ago, during the RMLLs. My memory of that first meeting was a woman all dressed in black and telling me stories about Stallman (which made my hair frizzle on my head). I really enjoyed the egg party the last morning with Cecile and Rama :-)

The evening before Going Solo, 13 wikipedians from all over Switzerland gathered in an african restaurant, l'Abyssinia. Strangely enough, many pictures were taken, but it seems that none were uploaded but for mine (weird...). Rama took a LOT of pictures, some of which resulted in very nice shots :-) http://commons.wikimedia.org/wiki/User:Rama/Anthere.

Going Solo was a success. Stephanie was fresh, efficient and friendly. The program was solid. The speakers were good.

I got many useful tips and some ideas. For example, regarding time management... and in particular links management, I realized it would be very useful to tag every new link on my Del.icio.us, not only with its usual topic categories, but also with a tag identifying the month of posting it to del.icio.us. This way, it is pretty easy to clean up lists of old and unused links... okay, that's a minor detail :-)

Fun event... I got selected and won a free freshbook package (tool to track time and invoice clients).

The advices I probably thought the most useful are quite nicely summarized here by Stowe, along with the 10 days rule (or whatever day number fits us best). Interesting notes from Suw Crash course in business realities and original blog explaining how Stowe rolls.

Reflecting on the marketing/networking side of it though, I again wondered what the best option was: sticking to one's native language or switching to international english (or how to accomodate in between options) ? Reading about those people twitting or blogging, it is easy to see that most is written in english. Social media is primarily in english or in chinese. Sticking to english, benefits are a much larger network. However, switching to French means addressing an audience essentially starved from information related to participatory web.

samedi, janvier 26 2008

Google After Hours

Davos est un véritable marathon; journées continues de 8 heures à minuit passé, tous les soirs. J'ai vécu des moments fabuleux, hyper intéressants, et puis quelques-uns d'un ennui profond ou de frustration. Mes préférences vont sans le moindre doute aux sessions privées prévues pour les tech pio, qui sont d'une grande richesse et interactivité.

Ce soir se tenait la Google Party. J'en ai entendu parler toute la semaine, comme évènement exceptionnel, très attendu, avec gueule de bois garantie le lendemain etc...
J'ai donc décidé de m'y rendre... la party avait lieu au Belvédère, hotel de luxe situé à côté du centre des congrès. Après avoir dépassé les limousines, puis passé les contrôles de sécurité (y compris le tunnel de détection), fait la queue pour poser mon manteau au vestiaire, je me retrouve dans un grand couloir feutré, entourée d'un mix de gens habillé business relax, et de black tie.
Au bout du couloir, une porte, donnant sur une relativement petite pièce, bourrée de monde. Visiblement, quelqu'un fait un discours, à priori un des fondateurs de Google. Je ne résiste pas, je me glisse dans la pièce. En respirant bien profondément et lentement, pour contrer les effets de la claustrophobie. Il fait chaud, très chaud, les gens sont collés les uns aux autres. La femme devant moi est en robe longue...rouge... peu habillée, la chanceuse.
Le speaker continue. Je comprend mal son discours, je présume qu'il fait usage de références culturelles, car les gens rient un peu autour de moi, alors que le côté amusant m'échappe complètement. Le micro passe à un autre... l'autre fondateur ? Ils plaisantent sur Blair. On encense la gamme RED. Le micro circule encore. Je perçois quelques têtes. Ah, c'est Bono qui parle à présent ("je ne suis pas dans le hardware, ni dans le software, mais chez Victoria Secret" (l'underwear). Okay, ça doit être drôle. Pendant une petite demi-heure se déversent vagues commentaires peut être amusants (?) et discours sucré (genre "faut sauver les africains"), et platitudes capitalistes. Je m'ennuie ferme. Le discours finit, la plupart applaudissent. Je ne comprend pas pourquoi. Etait-ce drôle ? Ou est-ce leur richesse et leur puissance qui les rendent admirables ? Je ne peux m'empêcher de penser au discours de Ms Rice, à la présentation de Mr Gate, et maintenant à celle de Bono. En commun, un merveilleux étalage de tout ce que je déteste dans l'Amérique. La suffisance, le pouvoir du fric, l'idéalisme, le côté "je suis riche donc j'ai le devoir de sauver le monde". J'ai entendu tellement de compliments ces derniers temps, sur ces gens riches qui choisissent de sauver le monde. Et je me dis que les wikipediens sont peut être en train de sauver le monde. Est-ce moins précieux car ils n'y mettent pas leur fortune, seulement leur temps et leur bonne volonté ?

Bon, à droite, à 5 mètres, la porte de sortie. A gauche, à 2 mètres, les drinks et petits fours, inaccessibles. Devant, à 3 mètres, les dieux vivants, inaccessibles aussi. Mince...

Soudain, l'accablement me saisit. L'idéalisme dégoulinant de nos amis d'Amérique me prend à la gorge. Je suis prise d'un accès grave de claustro, je nage vers la sortie, j'écrase des pieds, sorry, sorry, excuse me, beg your pardon etc... Le couloir... enfin, je respire. Et je me met en veille. Qui m'entoure en fait ? je n'entend que des accents américains. Les autres participants à Davos doivent être ailleurs. Que font les fétards ? Ils boivent du champagne et parlent fort. Pourquoi le font-il ? C'est fun. La salle est toujours peuplée de sardines en boîtes, sauce champagne. Le brouhaha est inintelligible. Je reste un moment, observatrice. Je me rappelle des cocktails aux USA... les gens se réunissaient, prenaient un verre et puis bavardaient de tout et rien. Networking only. Il me semble avoir quitté la Suisse, téléportée dans la Silicon Valley.

J'ai attendu un peu, au cas où Houdini apparaîtrait soudainement, pour donner un peu plus de corps à cette fête jugée "real cool". La salle reste bondée, mais le couloir se vide peu à peu. Je retourne du côté des vestiaires. Des gens arrivent au compte goutte. Et puis beaucoup repartent. Le clou de la soirée est-il les borgorygmes de 3-4 personnes dans une salle surchauffée et sous dimensionnée ? Il doit être minuit et demi.

Non, en fait, la fête continue avec un célèbre DJ. Danse à gogo, avec des étrangers blancs, riches et célèbres. A tout prendre, j'aime autant une fête avec des potes. Petit à petit, la moyenne d'age chute, les badges bleus remplacent les badges blancs (les bleus sont les staffs, les blancs avec liseré bleu sont les membres, les tout-blancs sont les épouses - ou époux, mais c'est bien rare...).

Je récupère mon manteau, et retourne à l'hotel à pied. Il fait beau depuis 4 jours. La lune décroît doucement. La session de demain est à 8h.

Lire aussi

samedi, décembre 1 2007

Le rhinocéros blanc ne traverse pas la piste

Il y a 15 jours, je suis allée passer une semaine en Zambie, sur l'invitation de Cornell University et grâce au financement de Wikimedia Foundation et de la Bill and Melinda Gates Foundation. Un petit rapport public et des notes peuvent apporter un éclairage sur les raisons de ma présence. Sur le même modèle que mes notes sur le Nigéria, quels souvenirs vais-je conserver de ma visite...

1) Le temps à l'africaine ou comment faire entrer 400 personnes dans un avion prévu pour 300. Je ne crois pas avoir vu une seule réunion ou un seul rendez-vous être dans les temps impartis. Le top, c'est le vol pour le retour Livingstone -> Johannesbourg. A l'arrivée à l'aéroport, il est précisé qu'il vaut mieux se dépêcher de s'enregistrer, car l'avion qui sera utilisé dispose de 100 places de moins que prévu. Genre, avion de 300 places au lieu de 400.
Question innocente: "mais, combien de passagers ont prévu de monter dans cet avion ?
Réponse: "400".
Q: "mais, qu'allez vous faire des 100 qui arriveront les derniers ?"
R: "dans le prochain vol.... demain"
Q: "mais, c'est un imprévu n'est-ce pas ?"
R: "en fait, on a prêté l'avion normalement prévu à une autre compagnie au dernier moment. Nous sommes en train de chercher un autre avion, ce qui est sûr est que aucun 400 places n'est disponible. Mais on devrait bien trouver quelque chose..."

C
La discussion (surréaliste) avait lieu une heure avant l'heure prévue du décollage (inutile de dire que l'avion fût en retard). A la française, j'ai joué des coudes pour faire partie des 300 premiers... j'ai passé un bon moment dans la boutique de shopping (pour me voir refuser ma carte bleue en sortie... abandon des cadeaux...). Pour patienter, un des participants a sorti ses flutes, pour un concert improvisé dans l'aéroport.

2) L'hotel où nous étions logés était très sympathique. J'y ai passé une excellente semaine. Mais il faut bien admettre que certains standards diffèrent un peu des notres. L'hotel datait de moins d'un an, mais toutes les chambres avaient déjà du matériel à moitié cassé. Dans ma case, c'était la douche, dans une autre, c'était les toilettes. Dans une troisième, la vitre était cassée. Quand on observe l'ardeur vrombissante du moustique moyen, on apprécie l'existence de fenêtres fermées... La chambre, fort grande par ailleurs, ne contenait qu'une toute petite penderie, sans aucune étagère et tout juste peuplée de 3 cintres (bon, on pendra les pantalons et posera les tee-shirts à même le sol). Une petite table bureau était fournie, mais sans place réelle pour poser un ordinateur portable. Après avoir poussé la bougie de secours et la boite d'alumettes prévues "au cas où", ainsi que la cafetière, puis viré la lampe, je réussi tant bien que mal à m'organiser. Je cherche une chaise... mais la chambre ne présente que de profonds fauteuils en osier... qu'il faudra garnir de deux épais oreillers pour que les mains atteignent le clavier...

Je passe sur la télécommande télé qui ne marche pas (et ne marche toujours pas une semaine après, malgrès des demandes réitérées), de toutes façons, il n'y a que trois chaines...

Comme prévisible, internet devrait marcher... mais le wifi n'arrive que péniblement (et par intermittence) à couvrir les 10 mètres autour du bureau de l'accueil de l'hotel. Les participants du workshop s'agglutinent régulièrement dans cette zone pour attraper leurs emails, mais détail pratique... la zone de couverture présente quelques fauteuils moelleux, mais aucune prise électrique. Nous déambulons entre l'accueil (pour internet) et nos chambres (pour l'électricité). Facile ...

En parlant de la zone d'accueil, j'ai été étonné de ne pas voir de fenêtres. Le batiment est constitué d'un sol, de murs présentant des ouvertures et d'un simple toit avec poutres et herbes sèches réunis en ballot. Du coté sympa, la vue environnante est très agréable et le sentiment d'être à la fois dedans et dehors tout à fait plaisant. Du côté moins sympa, les moustiques dinent en même temps que nous. Pour limiter les dégâts, les batiments sont "sprayés" plusieurs fois par jour (un batiment ouvert...). Je ne peux m'empêcher de me demander vaguement si le moustique est plus dangereux que l'inhalation de pesticides 3 fois par jour...
En parlant de moustiques, le patio central est occupé par une fort jolie piscine, au centre de laquelle le bar (à pied sec) est installé. Ecartons fermement toute idée de piquer une tête... la chaleur est accablante, l'idée d'une baignade attrayante, mais pas dans de l'eau verdâtre.

A côté de cela, si l'infrastructure technique ne suit pas du tout, le personnel est fabuleux. Aimable, souriant, empressé, élégament vétu (au moins la moitié des femmes sont clairement enceintes, la robe moulante ne cachant pas vraiment la situation). Parfois trop empressé d'ailleurs, nos tasses de café ou nos assiettes disparaissent parfois plus vite que nous le souhaiterions. Mais la gentillesse des hommes et des femmes travaillant dans l'hotel est vraiment appréciable. Quand quelqu'un les remercie de leur efficacité, ils prennent un air très cérémonieux, et expliquent qu'ils sont des professionnels, qu'ils ont été formés en tant que tels. C'est amusant à mettre en parallèle avec des toilettes cassées, une absence de commode pour ranger ses vêtements et l'impossibilité d'obtenir des piles en une semaine dans un hotel niveau 4 étoiles. Mais bon nombre d'employés dans les hotels français feraient bien de s'inspirer de leur sourire, de leur gentillesse et de leur prévenance . Enfin passons...

3) En dehors du travail intensif, des activités relaxantes ont été prévu pour nous. Or, l'hotel est situé juste à côté de la rivière, des chutes de Victoria et d'un petit parc pour Safari. J'envisage de visiter les chutes côté Zimbabwe (la vue est meilleure), mais il faut payer un peu plus et traverser la frontière. Tout va bien, il me reste assez de dollars (inutile de préciser qu'il n'y a pas de distributeurs à l'hotel). Je tend deux billets de 20 dollars au guide, qui me les rend en m'expliquant que mes dollars ne valent pas assez. Hummm, pardon ? Oui, ils ne valent qu'environ 10 dollars. Euh, non, ce sont deux billets de 20 dollars. Oui, mais ceux là ne valent qu'un quart de leur prix environ ? Jeuxvoudemendpardont ? Explication donnée, mes dollars datent d'avant 2004, or, un dollar post-2004 vaut un dollar. Un dollar pre-2004 vaut 1/3 à 1/4 de dollar. Ah bon ? Mais dans le monde entier, ce dollar vaux un dollar... et bien pas ici. Mais c'est bien sûr ! Un vieux dollar n'a pas la même valeur qu'un dollar neuf.

Inutile de discuter, je trouve une américaine "riche" de "vrais dollars" pour échanger mes faux dollars contre des vrais. Le guide me demande alors mon passport, puisque nous allons passer la frontière. Et puis me le rend, en me disant
- "ah non, vous ne pouvez pas aller au Zimbabwe, car votre visa en Zambie ne permet qu'une seule entrée".
- "Mais.... j'ai payé à l'entrée en Zambie un visa valable 15 jours...."
- "oui, mais vous devez rester dans le pays, pas entrer et sortir..."
- "attendez, c'est pour aller voir les chutes juste à côté de la frontière, je peux sortir et rerentrer, au pire, je dois racheter un nouveau visa, ca ne coûte QUE 40 dollars"
- "ben non, car CE poste de frontière ne distribue pas de visa, donc vous devriez aller ailleurs pour re-rentrer en Zambie"

Alors résumons. Je viens en Zambie, un pays plutôt pauvre (voire très pauvre), qui dispose d'une fabuleuse resource naturelle à exploiter avec des touristes plein de fric, tel que Safaris photos et autres visites de chutes de Victoria, sites aménagés pour recevoir des touristes.... et je n'irais pas voir les chutes côté Zimbabwe car pour entrer en Zambie, 1) il faut obligatoirement un visa touristique (source de revenu FACILE) et que 2) le poste frontière situé à 200 mètres des chutes de Victoria ne peut pas délivrer de visa.

Impressionnant...

Je me suis donc limitée aux chutes côté Zambie et La Zambie a perdu 40 dollars assez bêtement :-)

Le rhino ne traverse pas la piste
J'ai fini la journée dans le petit parc de Safari situé à côté des chutes. J'ai été émue par les paysages, grandioses, le coucher de soleil sur la rivière et les animaux nonchalants. Par contre, j'ai trouvé vraiment décevant de voir à intervalles réguliers, des tas d'une poudre blanchatre, qui sert visiblement d'aliment pour les animaux... on y trouve les éléphants, les singes, le rhino blanc... pour le guide, il est beaucoup plus facile de satisfaire le touriste. Simplement conduire d'un tas de poudre à l'autre offre une quasi certitude de trouver la plupart des animaux. Quoique nous n'ayons pas pu trouver les girafes. Mais c'est tout de même un peu trop facile... Le rhino a le nez planté dans sa gamelle, située agréablement à 10 mètres de la piste. Pil poil la bonne distance pour permettre de bonnes photos, sans risquer un mouvement d'humeur de la bête.
C

4) Un dernier souvenir, qui restera très certainement le plus vivace. Le village. Les organisateurs du workshop avaient prévu la visite d'une communauté rurale typique du coin. Nous sommes donc monté dans des camionnettes (pourries) et avons rendu visite à plusieurs villages situés à environ 20 mn de Livingstone. Le village s'appelait Mulabalaba, 35 familles. Langue parlée: le Tonga. Après avoir visité les batiments (et dans mon cas, surtout joué un peu avec les gamins autour), nous nous sommes installés pour discuter, avec un coca dans la main. C'est une chose que d'entendre parler de la pauvreté dans les journaux, s'en est une autre que de la voir et que d'en parler avec les habitants. Quelques images qui me resteront à l'esprit

  • les essais d'elevage en batterie de poulet, pour améliorer l'ordinaire. En l'ocurrence, la "cage" est une petite construction en brique, semi-fermée et dans la semi-pénombre.
  • la fillette de l'age de ma fille, portant son petit frère sur la hanche. Anne-Gaelle porte aussi Thomas ainsi, mais ronchonne vite et le repose. Pendant les 4 heures de notre visite, la fillette n'a pas laché son frère. Visiblement, c'est son "job".
  • Si les adultes étaient relativement bien habillés (quoique qu'éclectiquement), les tenues des enfants relevaient parfois plus du déguisement ou du symbole qu'autre chose. A quoi bon mettre un tee-shirt à un gamin, quand il est tellement troué qu'il manque au moins 2/3 du tissu ? A quoi bon mettre un pantalon à un enfant, si le pantalon ne tient pas, ce qui oblige le gamin à perpétuellement le retenir quand il se déplace ? comment concevoir que nous puissions venir avec nos appareils photos voir des gens qui ne peuvent même pas habiller leurs gosses ?
  • L'école du village, une simple case avec quelques poutres par terre. Et un tableau noir. Pas d'enseignant, les parents se relayent pour enseigner les rudiments à leurs petits.
  • le centre d'information. Une simple case. Remplie d'air, de poussière et d'un rayon de soleil.
  • Le journaliste du village. Pendant nos discussions, un homme, derrière le chef de village, prend des notes de la discussion. Assez fièrement, il nous explique être le "community journalist". Explique avoir été formé pour cela. C'est un professionnel ! Nous lui demandons ce qui lui serait utile pour mieux faire son travail. Réponse: un vélo pour voyager plus vite entre les villages et un appareil photo, pour "documenter"; Je me demande vaguement si l'appareil souhaité serait digital ou numérique... de toutes façons, sans électricité, ni eau courante, ni gaz, ni routes goudronnées, ni moulin et la plus proche ville à 20 mn en *voiture*...
  • La jeune femme. Qui explique, " il nous faut des moyens d'occuper les jeunes, sinon ils font des bétises, des bébés trop vite et puis il y a le sida. Ce qu'il nous faudrait pour les occuper ? Un ballon de foot pour les garçons, du fil et des aiguilles pour les filles. "
  • la même jeune femme. "Je voudrais un téléphone pour pouvoir communiquer avec les autres femmes. Mais je le veux tres laid. Si mon téléphone est laid, les hommes ne le prendront pas. S'il est beau, ils le prendront et nous n'aurons rien"

CC
En parlant de femmes... ce qui m'a sans doute le plus frappé est que l'extension officer (en quelque sorte, le conseiller technique, une sorte d'équivalent pour nous du conseiller de la chambre agricole) est généralement une femme. L'homme s'occupe des gros travaux. La femme s'occupe du conseil, de la volaille et du potager (seule resource à ramener un peu d'argent trébuchant au foyer, dans 20% des familles environ. Les autres n'ont pas de surplus de production agricole à vendre au marché).

J'essaye vaguement d'imaginer un système français avec un technicien agricole féminin... finalement, est-ce que la France ne serait pas un peu une société mysogyne ?

dimanche, septembre 17 2006

Laughing, not to show happiness, but to share

I was on the move this week. I went far away, to Nigeria. More precisely in Abuja (the current capital), for a conference (Digital World Africa 2006 Conference ICTs for Education and Development). After the conference, I had a dinner with several people, including my panel chair. As we were talking, he asked me what I would remember from my visit.


1) The need for governmental/official approval for everything people do. Even when there is no real need to do so on a practical basis.

2) The very formal approach and the decorum. The speakers are "distinguished speakers". The participants or visitors are "delegates". The lengthy thank-you speeches before the conference. And after. The titles.

3) Seeking balance. After a series of presentation have been made, the "floor" (not the audience, the floor) is asked for questions. The chair selects 4-7 people. People very formally present themselves, their title and responsabilities, then ask their questions. Only when all of them have spoken do the (distinguished) speakers talk. But what may not appear so obvious is the way people in the "floor" are chosen... First, ladies are always asked to speak up. If only one woman raises the hand with 20 men, the woman will be selected. In France, we call that "positive discrimination" and feminists frown deeply in front of that. In Abuja, it seems to be respect. Inviting the ladies (the chair does not ask women to speak up, he asks "ladies") is certainly worth it ! Most of those who commented were full of wisdom and energy. But aside from restoring a certain balance (inviting the less numerous women to speak up), less visible is the balance of religion (if a catholic is invited to speak, the next should be muslim), or the balance of geographical origin (if a nigerian from north is invited to speak, the next should be from the south) etc... That sure makes the job of chairman or chairwoman is very diplomatic one. Mister Chairman also commented that in most conferences, it began with a catholic prayer and ended with a muslim one. Balance again...

4) African time. One the second day, the conference was supposed to start at 9H. I put my clock at 8h. Immediately fell asleep again, to wake up at 8h45. Ouch. Hurry and get there 15 minutes late. Why hurry ? The conference room is basically still empty. The conference will finally start around 10h. African notion of time.

5) Mama. During the first day, I noticed this rather old (maybe 70) lady, in very bright african clothes, standing in the first row. At some point, she gets up and talks. Immediately, the room sinks in reverencious silence, ponctuated by applause and heartely offered laughs. I feel a deep respect in everyone. I understand little of what she says, but the little I do, seems full of wisdom to me. The second day, she speaks at a panel. I feel deeply the full attention offered. Not only expectation as I felt at Wikimania, whilst waiting for Lessig or Stallman to talk. No, I feel also a deep love from the room. A tender respect for a wise elder. Joy. It is very strong.

5) Laughing for sharing. Speaking of which, I appreciated the general attitude of people I met. They were friendly, talkative, willing to share. A reference for friendly people is to me what people do in a lift. If they turn around, or pretend not to see you, or even look for stuff in their nose, they are not friendly. If they smile, say hi, or even start chit-chatting, that's a good sign ! Later in the week, someone told me that in some areas, by default, when one meet someone, both people are on a friendly basis (that's the case in France), so one does not need to interact specifically. In other areas, by default, the other is a potential ennemy. So before any serious exchange, one needs to symbolically check if the friendliness is here. Which may be simply saying to a man "you have a nice tie" or saying to a woman "I like your earings" or to smile at a kid and comment on the pretty doll she is holding.

Nigerian striked me as very smily people, who discussed in the lift... but there was more. They laugh a lot. Not a small dry noiseless laugh. A big hearty one. Which lead publishing they were the happiest people on Earth. Maybe not correct. Europeans and Americans interprete "laughing" as a gesture to show happiness. Is that always so ? Apparently, the laugh there was more a social gesture to qualify sharing. Saying "I agree with you" or "I hear what you say" or "are not we together and being well together".

6) Oh, talking about sharing. After each panel, 4-7 people were selected to ask a question. Most did not ask any question. They only talk. Commented. It was an odd feeling to me. As if these people terribly needed to "talk" rather than to ask others to "answer and comment". I liked that.

7) The satchel. Beautiful one. Any one who regularly goes to conference and accumulates ugly plastic conference satchel would have like this one

8) Anyone ever saw Sj in a formal suit ? I had not. I now did. Anyone ever saw Sj in african gear ? I had not. I now did. I need to retrieve the picture

9) Seen: the encyclopedia Britannica in a glassy bookshelf. For sale. 60 kilos. Limited supply.

10) Hilton using counterfeits. Uncool. But the bottled water in the room, Voltic, certainly did look like a counterfeit of Volvic water. Name, bottle design. Even the blurred picture on the bottle reminds of Volvic volcanoes. A bad point for Hilton. But what to say ? Most people at the conference obviously did not get the subtil differences between free of charge, free as in free speech, open source. Discourses about spam or children filters were clearly not their problem (yet) either. They are too busy struggling to install computers and internet connections. But they will soon discover these delicacies themselves.

11) oh, and yes. Singers. The group of singers at the beginning of the conference. Singing the anthem and other songs. Beautiful. And worth reminding in an ICT conference that whatever the good of technology, the real songs come from humans and are interpretated by humans.

dimanche, juillet 23 2006

L'été est très chaud...

http://linuxfr.org/comments/735339.html#735339

- page 1 de 2