Wikimedia (les projets)

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mardi, février 5 2008

Wikipedia hits logs

Brion Vibber (CTO of Wikimedia Foundation) just answered to one of my questions, with interesting links.

My concern was announcements such as this one, where it is reported that In August, 2007, Answers.com, a publicly traded company, announced to its shareholders that, due to a slight change in Google’s ranking algorithm, traffic and revenue for the company would decline by over 25%.
With the recent discussion over Knol, and rumors heard here and there, I was wondering if our hits from Google were possibly decreasing or not. If Google is really planning an online encyclopedia to enter in competition with Wikipedia, and want to favor theirs, they better twist the algorithms as early as possible if they do not want to be called "evil". Well, even if they do not twist anything, such a project is likely to make our own ranks drop. As I already stated, this might have good side effects, with less financial pressure on us, and hopefully less jerks. But on the dark side, the press will raise hell, so, better anticipate :-)

Anyway, Brion pointed out to one stats snapshot he made last summer. In short, 50% of our hits are coming from Wikipedia articles themselves, 25% from Google, 16% no referrer, 3% other wikimedia projects, 3% internal wikipedia search. All other referrers are 2% or less. This was from a sample taken last summer.

In two new graphics, he gave us the hits by referer group (%) and same, in raw sampled hit counts. This is from march 07 till february 08. Incidently, we are over 8 billions hits per month !

He reported that "the only significant change between March 2007 and now is a spike in May-June for 'x-gadget:' URLs which I believe are an IE 7 search widget thingy, which has steadily declined ever since."

I also asked if there was any relevant way to follow up ranking of a word-search over time ? (as in "wikipedia result is in top 5 in january, in top 10 in march, in top 20 in june").

One wikipedian (quite humorously) answered he had a brief discussion with A.L. about this many months ago where he suggested some kind of "Wikipedia World Domination Index", that is the percentage of terms that are right now in the public debate and are on 1st rank at google for a standard search.

Linguists from Leipzig are each day presenting the "Words of the day" based on the relative frequency of words in today's newspapers.

mardi, janvier 22 2008

Le forum de Davos: premières impressions

Envol très tôt ce matin de Clermont-Ferrand, déjeuner prévu à Zurich, avec le président, le nouveau trésorier et le porte parole de Wikimedia Switzerland. Je n'avais pas réalisé que le président Suisse avait... 15 ans. Cela m'a fait un choc...

Bon, la suite des évènements était fort bien organisée, avec un bus partant toutes les heures de l'aéroport de Zurich, pour se rendre à Davos. Bizarrement, à la lecture de plusieurs articles de presse, il semble que ce voyage ait été considéré comme "éprouvant" par les participants arrivés aujourd'hui, en raison d'un temps très maussade et d'une grande fatigue, la seule façon décente de voyager à Davos étant l'hélicoptère... J'ai un doute brutal... il est fatigant de rester deux heures assis au chaud dans un bus tout à fait confortable ? Le temps... il neigeait cet après-midi, la température était à peine en dessous de 0°C ce qui paraît acceptable dans une station de ski... cette nuit, la lune (pleine) est visible, et il neigeote gentillement, c'est très joli... je suis rentrée à pied du célèbre ***** Belvédère à mon raisonnable hotel *** (sans internet dans la chambre et sans sèche cheveux, grumble). Seul ennui: je n'avais pas réalisé que les suisses utilisaient des prises électriques différentes de celles utilisées en France. Première activité après l'inscription, la chasse à l'adaptateur...

J'ai ensuite rejoint le Belvédère, pour un premier cocktail de réception, suivi d'un cocktail plus intime pour tous les "newcomers" (les membres de la "communité Davos" participant pour la première fois à Davos).

Première impression: M. Schwab, grand maître organisateur de Davos, est adorable (adjectif étrange s'il en est pour parler d'une telle sommité, mais néanmoins, il dégage une impression de chaleur et de simplicité assez étonnante).

Deuxième impression: une masse de personnes discutant à qui mieux mieux, échangeant des cartes par centaine, assez détendues... je jete un regard d'ensemble, évidemment, je ne connais personne (et ne reconnais personne...), aïe... officiellement, on m'a donné un "buddy" (Mitchell Baker), mais je n'ai reçu aucun signe de sa part. Bon... j'avise une personne isolée, j'y vais carrément (bonjour, puis-je me présenter ?)... et tout se passe très bien. C'est le patron de la chaine numéro 1 de retail dans 14 pays d'afrique. J'avise une autre (bonjour, puis-je me...)... et tout se passe très bien aussi. C'est une architecte, enseignante à Harward. Un troisième (bonjour, puis...)... et .... c'est le patron d'une grosse NGO. Suivront en vrac un ministre, un social entrepreneur, le patron d'une grosse boite d'équity, le CEO de la plus grosse boite de chasseurs de tête top notch, le CEO d'une compagnie aérienne, un patron de télécom, une directrice d'école (femme de...), un venture capitaliste de SF (nan, pas EP)... J'ai fini par tomber sur la seule tête connue, un certain bloggueur français bien connu... Au final, étonnant... le petit être peu social que je suis a passé 4 heures à ... bavarder... avec de parfaits inconnus... Dans le monde réel, ces gens se recroquevillent probablement à l'approche de chaque journaliste ou facheux. Ici, on les trouve relaxés, souriants...

Quelques journalistes officiels trainent de ci de la, interviewent des célébrités au milieu d'un constant brouhaha.

Troisième impression: pas beaucoup de femmes... ou plutôt, le badge de la plupart des femmes présentes... les identifie clairement comme "épouse de...".

Retour au calme, sous la lune blanche et sage

Lire aussi

jeudi, décembre 13 2007

E-Government 2.0: Improving Innovation, Collaboration, and Access: nothing missing ?

Writing from within the train, between Clermont-Fd and Paris. Finally finding the time to read Jimbo's testimonial in front of the US Senate earlier this week.

I had been warned that it was very US-centric, I did not find that too bad given the circonstances. I mostly appreciated the clarity of the message, which comes with two examples of current successful uses of two private wikis, one being hosted by a large US company, Best Buy, the other providing access to intelligence to individuals with appropriate clearance.

However, what amazed me is that there is no mention whatsoever to free-licenses in that testimonial. Or to open-content. Or to at least licensing issues. Nowhere to be seen, which I found extremely strange.

I can understand the benefit of conveying only ONE message (the subliminal message here being WIKI IS GOOD FOR YOU), I can also understand that putting the message on the TOOL rather than on the INTELLECTUAL property is 1) safer in the long run, as it avoids raising controversies around intellectual property rights, which might divide the audience - whereas the wiki tool is unlikely raise any controversy 2) more interesting from a business perspective (Jimbo can be called to consult on wiki issues, whilst others will be more appropriate to consult on licensing issues)

Still, it strikes me as odd that the point is not raised for two reasons.
First, the "topic" for which Jimbo has been asked to testify is "E-government 2.0: Improving Innovation, Collaboration, and Access". Note the use of the term *access*. Access is very much impacted by the rights put over produced materials.
Second, a traditional copyright system is hardly compatible with the notion of collaborative writing. When no license is mentionned, by default, a text is "non-modifiable".

I actually find this rather funny, and I presume this might be largely due to the fact the US government releases most of its documents under public domain, which hints that a conversation around free licence and open source is not a priority to discuss with US government.

dimanche, décembre 2 2007

"What makes France such an endearing and infuriating country at the same time?"

J'ai trouvé ce lien ce soir French kissing map

On peut même encore voter !.

Reste à surimposer la carte des bisous entre mecs...

vendredi, novembre 23 2007

Municipales 2008

Hmmm, j'espère que je ne viens pas de faire une bétise... le maire de Malintrat m'ayant contacté, je lui ai dit oui.... pour la liste 2008.

Il faudrait tout de même que je me pose des questions. Qu'est-ce-qui me pousse à accepter autant de jobs bénévoles alors que je suis en recherche d'emploi ? Le travail n'est pas ce qui me manque. Je ne devrais pas chercher du travail, mais seulement une réunumération... conseiller municipal d'un village ne rapporte rien, si ce n'est du travail. Aie aie aie.

mercredi, novembre 21 2007

digital book reader from Amazon

Amazon vient juste de sortir un digital book reader. http://www.techcrunch.com/2007/11/19/kindle-images-and-video/

Bien que le look soit absolumment horrible, l'outil parait très sympa. L'achat des livres se fait en ligne sur Amazon. La mise à jour du contenu se fait par le réseau téléphonique (pas par wifi), l'autonomie de la batterie est de plusieurs jours et le tout peut contenir 200 livres. Ils affirment que la lecture peut se faire en pleine lumière.

Je pourrais bien craquer pour Noël, mais c'est encore cher... 400 dollars :-(

lundi, novembre 5 2007

Le Monde, bienvenu dans les rangs de la ... (le retour)

Un billet sans faute sur les questions du respect de la vie privée et de la responsabilité d'hébergeur de la Foundation Wikimedia.

Quelques autres liens savoureux:

On trouvera l'ordonnance de référé (29 octobre 2007, Mme M. B., M. P.T., M. F .D. c/ Wikimedia Foundation Inc. ) sur Juriscom.net.

mardi, octobre 23 2007

Google Translation Glitches

Check out Domas Mituzas, one of mediawiki developer, testing Google translations of his name. Odd, very odd.

dimanche, octobre 14 2007

J'ai fait tourner la terre sous mes mains

Aujourd'hui, je participais à une journée "workshop tech" à l'école américaine de Leiden, et j'ai pu enfin découvrir un "smart board" (tableau blanc interactif) au cours d'une présentation "utilisation d'applet java sur un SMART board" par un enseignant de maths". J'en suis restée baba. Comme beaucoup, j'avais lu sa description sur Wikipedia, mais se figurer une classe de gamins découvrant les Venn Diagrams, les graphes de fonction, la trigo... debout devant un grand tableau, grâce à des outils interactifs. Alors là... je me suis revu gamine à essayer de visualiser les ondes et là, c'était devant mes yeux. Hallucinant.

Jan-Bart a démarré Google Earth sur le mac, le mac sur le tableau blanc, et soudainement, le monde entier roulait sous mes doigts. J'ai été toucher le toit de ma maison, explorer les chutes de Victoria et errer dans les rues de St Petersburg. D'une poussée de doigt ou d'un grand envolement de bras. Magique. J'ai perdu 30 ans d'un coup.

Quelques liens:

http://www.univie.ac.at/future.media/moe/galerie.html

http://nlvm.usu.edu/en/nav/vlibrary.html

http://www.ies.co.jp/math/java/misc/least_sq/least_sq.html

http://www.ies.co.jp/math/products

http://www.shodor.org/interactivate/activities

http://waldomaths.com

http://archives.math.utk.edu/cgi-bin/interactive.html

http://www.edinformatics.com/il/il_math.htm

http://wims.unice.fr/wims.cgi?lang=en&+session=7Q3682DC15.1

http://standards.nctm.org

http://www.shodor.org/interactives/tools

http://jc-school.net/tutorials/tools/math-hs.html

http://www.cut-the-knot.org/index.html

http://www.emaths.co.uk/links.htm

http://www.leesummit.k12.mo.us/its/smartboard.htm#resources

lundi, octobre 1 2007

The brick wall

Really Achieving Your Childhood Dreams.

Un wikipédien a fait passer le lien vers ce cours donné par un professeur américain (dernier cours, Randy étant condamné à court terme par un cancer du foie).

Un rêve d'enfance pourrait bien être d'avoir un prof comme celui ci. Parmi ses rèves d'enfance, écrire un article dans une encyclopédie. D'où une citation toute fraiche "having been selected to be an author in the worldbook encyclopedia, I now believe that Wikipedia is a perfectly fine source for your information, because I know what the quality control is for real encyclopedias, they selected me. "

En tous cas, chapeau Randy. Bon courage pour les mois à venir.

mercredi, septembre 26 2007

Vous reprendrez bien une louche d'info ?

Misère, 6 heures du mat... 3 heures que je me perd dans les méandres du net... objectif création d'entreprise ou portage, mon coeur balance. En fait, je me demande comment une société était créée il y a 10 ans :-)

Il y a quelques jours, je contacte la CCI à ce sujet, réponse "avant toute chose, prendre rendez-vous avec un comptable et chiffrez vos revenus potentiels. Avant toute réflexion, il faut commencer par voir un comptable" (ah bon, c'est le point de départ d'une création d'entreprise ? Et le rève alors ?). J'insiste un peu, et j'obtiens "de toutes façons, vous dépendrez de l'URSSAF. Demandez leur".

J'appelle donc l'URSSAF, qui me répond très gentillement qu'elle m'envoie un dossier de déclaration. "Ca se fait en dix minutes, vous verrez !" Oui, mais... euh... "Vous pourriez m'en dire plus sur les cotisations, toussa toussa". J'obtiens des chiffres. Que je confronte avec les chiffres que l'on peut trouver sur le net... Et là, les bras m'en tombent. Des dizaines et dizaine de sites (De quoi vivent-ils ?). Les chiffres ne collent généralement pas avec ceux donnés par mon correspondant de l'URSSAF :-) Passons.

De toutes façons, le conseiller d'URSSAF a commencé à flipper quand je lui ai demandé si je pouvais facturer des entreprises non françaises ("faut demander aux impôts" - ah, ca relève des impôts ?) et quand je lui ai parlé de cumul potentiel avec un status de chomeur, dans un geste de grand seigneur "ah, ça, faut demander aux Assedics" (content de refiler le bébé...)

Je suis donc partie à la recherche d'info avant d'appeler les Assedics, cela m'a paru plus prudent ;-)

Vers les 5 heures, je suis tombée sur un site qui a retenu mon attention, http://www.simpleentrepreneur.com.

J'aime bien ce blog :-)

lundi, mai 14 2007

Etre bénévole aujourd'hui

Je suis tombée aujourd'hui sur un discours de Bayrou daté de février 2007, discours prononcé devant le Comité National Olympique et Sportif Français... mentionnant ses propositions sur le bénévolat.

Je cite dessous


Je voudrai finir en abordant dans mon dernier chapitre la dernière idée qui sera celle de la reconnaissance du bénévolat.

Ce n'est pas uniquement dans le domaine du sport qu'il faut reconnaître le bénévolat et j'ai eu récemment l'occasion de le dire. Il me semble qu'il y a trois directions raisonnables. La première direction raisonnable, c'est d'améliorer les conditions matérielles d'exercice du bénévolat. Par exemple je pense à des dispositions de l'ordre du remboursement des frais engagés qui, me semble-t-il, pourraient être allégés ou pourraient être facilités et qui permettront à des personnes d'exercer un bénévolat sans porter trop atteinte à la situation matérielle qui est quelque fois difficile qui est la leur. En parlant de ces trois directions, j'ai oublié de le dire, il y a une chose : je n'ai pas évoqué le mot de statut du bénévole, parce que pour moi, statut et bénévolat sont deux choses contradictoires entre elles. Et il me semble qu'au contraire, la valeur du bénévolat, la puissance du bénévolat, c'est qu'il s'agit d'une démarche de gratuité. Non marchande, non statutaire, une démarche d'une femme, d'un homme qui choisissent au contraire d'offrir gratuitement ce qu'elle a ou ce qu'il a à ceux qui l'entourent et très souvent particulièrement aux associations et aux jeunes.

Deuxième piste après la facilitation des frais matériels, je pense que la prise en compte dans le domaine de la validation des acquis, de l'expérience que l'on a acquise, que l'on a accumulée, notamment dans l'animation d'un groupe d'hommes et de jeunes, doit être validée et présentable dans un curriculum-vitae. J'ai été de ceux comme ministre de l'Education, qui ont mis en place et rendu forte la validation des acquis. Je pense nécessaire de le continuer et de l'étendre dans le sens des bénévoles qui ont une expérience dans les associations et particulièrement les associations sportives.

Dernier point : vous savez que je défends l'idée que nous allons avoir à assumer tous ensemble -citoyens- de manière sereine et calme, une grande réforme des retraites. Tout le monde sait que la réforme des retraites est devant nous comme une contrainte. Et tout le monde sait que ce sera, dans les prochaines années, un rendez-vous impossible à contourner pour la société française. Cette réforme des retraites, selon moi, doit déboucher sur une architecture nouvelle de la retraite qui permettra à chacun de prendre en compte les années de travail, la pénibilité des années de travail, pour avoir son compte de points comme on l'a dans les assurances privées, dans les retraites complémentaires et pouvoir ainsi prendre librement la décision de l'âge de son départ à la retraite. "Si la pension me convient, je peux partir à la retraite à partir de soixante ans. Si la pension est trop faible, je peux allonger ma durée de travail." J'ouvre une parenthèse, ou je mets une note en bas de page : à condition que les entreprises comprennent que quelqu'un qui a plus de cinquante ans n'est pas forcément à laisser sur le bord de la route. Notamment en raison du coût que représente son salaire plus les charges pour la société ou l'employeur dont il est salarié. On a cette grande réforme des retraites devant nous. Et cette réforme des retraites permettra, devra permettre à chacun de se constituer un certain nombre de droits. Il me semble que, parmi, ces droits, l'exercice d'un bénévolat dans une association devrait donner lieu à un certain nombre d'avantages-retraite lorsque le terme de sa vie professionnelle arrive. Il y a là une réflexion différente. La retraite ne serait plus seulement la prise en compte du travail salarié et des années qu'on a consacrées au travail salarié, mais elle pourrait être aussi, d'une certaine manière, et subsidiairement aussi, la prise en compte d'un certain nombre de services rendus à la société. Et les bénévoles rendent des services éminents. Il ne s'agira pas d'avantages considérables. Il ne s'agira pas de mille et de cent. Il s'agira d'une reconnaissance. Il s'agira de marquer que la société a vu et récompense autrement que par les médailles auxquelles vous êtes habitués, prend en compte et reconnaît l'engagement d'une femme ou d'un homme au service des autres dans la société que nous formons tous ensemble.

''François Bayrou, Discours devant le Comité national olympique et sportif français (15/02/07) ''


Le sujet me prend parfois à la gorge. Bénévole à temps plein pratiquement, et ce normalement jusqu'en juillet 2008, je scrute mes comptes bancaires et m'interroge. Pas tout à fait certaine de pouvoir éviter le retour au monde du travail avant juillet 08, ca risque d'être chaud. Autre option: Avoir un emploi, 3 gamins, et être présidente de Wikimedia Foundation, le tout en même temps ... est-ce possible ? Je ne pense pas, j'ai besoin de dormir parfois. Seules solutions pour tenir, récupérer un peu d'argent pendant certaines conférences et serrer le budget.

Bon.

Comment convaincre les multiples organisations qui souhaitent une n-ième présentation de Wikipédia de me payer, même une petite somme ? Participer bénévolement à Wikipédia, cela veut-il dire être bénévole par défaut, au service de tous ?

A défaut, comment faire passer le fait que la garde d'enfants DOIT faire partie des frais à rembourser (eh oui, tout comme le billet d'avion et la chambre d'hotel), même si cela ne fait pas partie des "cases" habituelles ?

Comment convaincre tous ceux qui demandent ma participation à telle demande de subvention à la NSF, ou à tel projet de demande à la communauté européenne, qui souhaitent des lettres de support, des dossiers de présentation, ma présence à telle réunion etc... que, oui, c'est super intéressant, mais est-il prévu une solution pour couvrir mes frais ? (non, la Fondation ne payera pas mon billet)

Comment m'assurer des remboursements de mes frais après coup, lorsque le remboursement tarde, en raison d'organisateurs indélicats, débordés ou ayant dépassé leur budget ? (non, je ne cache pas un agent de recouvrement dans le buffet de mon salon, et non, je n'ai pas de quoi payer un avocat)

Comment déduire facilement le remboursement de frais de sa feuille d'impôt plutôt que de voir le remboursement apparaitre comme un revenu ? (je viens de regarder ma déclaration automatique sur internet, et j'ai été prise de sueurs froides). La plupart des organisations choisissent de donner un "budget global" (à vous de vous débrouiller avec l'enveloppe, c'est beaucoup plus simple ainsi). On part pour la ronde des déclarations sur l'honneur... (msieur l'agent de recouvrement du fisc, ils m'ont donné 100 euros, mais j'ai tout donné à la nounou). D'ailleurs, comment déduire ce montant comme frais liés à un travail... vu que précisemment, on ne travaille pas ?

Comment conserver mes misérables 350 euros de congé parental d'éducation alors que j'ai participé à une conférence ce mois-ci et touché 100 euros ? (dont 50 à déduire pour frais de garde d'enfants) Est-ce un travail ? Si oui, pourquoi n'est-ce pas considéré comme un travail ? Si non, pourquoi perdrais-je mon allocation ? D'ailleurs, quand on appelle la CAF à ce sujet, la réponse est "indiquer le montant, le nombre de jours travaillés et le nom et l'adresse de l'employeur principal". Oui, mais si je participe à un panel de la BNF le 3 mars et à un panel à Paris Libre le 7 mars, ni la BNF, ni Paris Libre ne sont mes employeurs principaux ! Que fais-je ? Silence de mort au bout de la ligne CAF, suivi d'un "ben, chais pas" embarassé. Merci pour avoir joué !

Comment obtenir de la CAF qu'elle paye la part d'employeur pour l'emploi de la nourrice puisqu'en fait je ne travaille pas ? D'ailleurs, comment toucher l'allocation de garde d'enfants puisque justement je ne travaille pas ?

Comment bénéficier de bons CAF ou d'accès privilégié à une colonie ou tout simplement à la cantine de l'école, réservée aux familles dont les deux parents travaillent ? Tiens d'ailleurs, comment mettre un enfant à l'école dès 2 ans et demi alors que le nombre de places est restreinte (réduction budgétaire oblige) et réservée aux familles dont les deux parents travaillent (chomeurs et bénévoles, ouste !)

J'y pense... cela fait plus de trois mois que j'emploie une nouvelle nounou. La pauvre, elle attend toujours son bulletin de salaire de février (mars, avril)... motif: mon dossier est bloqué du côté de l'URSSAF ou du centre Pajemploi. Ils ne savent pas quoi faire de ma demande de complément de libre choix du mode de garde.... ca colle pas bien dans les cases (le célèbre autres cas...). En attendant, dossier bloqué, pas de bulletin de salaires (reste à croiser les doigts pour qu'elle s'en contente).

Ou vaut-il mieux se réinscrire à l'ANPE pour gagner plus et ainsi acquérir un employeur officiel ? Cela pourrait être la solution de facilité. Un sans-emploi a un status. Or, ainsi que Bayrou le dit fort bien, un bénévole n'a pas de status.

Et reprendre une formation pour faire valider des acquis (ainsi que suggéré par Bayrou également) ?

Bon. Il est 10 heures du matin. La journée a commencé à 6h30, levé les enfants, aller-retour à l'école. Recouché le ptit toto. C'est l'heure d'un thé.

Ensuite, j'ai une présentation à préparer pour une lecture (pas payée et frais non remboursés), une directrice à embaucher, suivre le dernier procès en cours fait à la Foundation, un suivi à faire sur les trademarks... la liste est longue :-)

Hmmmm

Tiens, je vais commencer par remplir le dossier de réinscription à l'école de ma fille pour 2007-2008. Aujourd'hui, c'est son anniversaire, elle a 9 ans !

...Sympa, elle a déjà pré-rempli le dossier. Nom, prénom, classe...

à la case "occupation père", elle a mis "maître de conférence"

à la case "occupation mère", elle a mis "sans travaille".

mercredi, mai 9 2007

Le procrastinateur et le philosophe

En cherchant des informations sur le net, je suis tombée sur un article vieux d'environ 6 mois, dont j'ignorais l'existence, et qui relate des faits assez anciens. Il reprend les débuts de Wikipédia, et décrit la grande bataille The Cunctator/Sanger, qui s'est soldée par le licenciement de Larry Sanger, co-fondateur de Wikipédia, et à la fois premier et dernier éditeur en chef du projet. J'ai rejoint le projet à cette époque (mais c'est qu'on ne se fait plus toute jeune....), et l'article retrace bien certaines ambiances...

intéressant à lire également, et à mettre en perspective quand on observe le projet Citizendium.

L'article (voir la page 4 en particulier).

dimanche, mai 6 2007

Les tips pour spammer Wikipédia...

L'art et la manière d'utiliser Wikipédia pour faire sa propre pub. On en parle régulièrement, mais je n'avais jamais vu un résumé aussi clair et honnête...

vendredi, avril 13 2007

Changement de gouvernance

Ci dessous une traduction d'un mail que j'ai originellement publié en anglais ici et qui a été traduit par plusieurs wikipédiens, et en particular Arria, Schiste, DocteurCosmos, Fabienkhan, Mirgolth, Pwet-pwet et Hégésippe Cormier. Merci !

HISTOIRE

1.1 Débuts

J'appartiens au Conseil d'Administration depuis sa création, en juin 2004. Au début, le « modèle » qu'on suivait pouvait être plus ou moins décrit comme un « modèle consultatif ». Jimbo était alors le président. Il était le seul représentant, le chef de toute la communauté, celui qui s'occupait de tout, etc.... Moi-même et Angela Beesley avions des rôles essentiellement de communication et de conseil. Nos fonctions étaient clairement cadrées : nous étions celles qui recueillaient les avis venant de la communauté d'éditeurs et qui les rapportaient au président du Conseil, Jimbo. Nous donnions ensuite des réponses à la communauté. Nous n'avions pas de système de délibérations, ni de comptes-rendus des réunions, ni de système formel de prise de décision, à part une promesse de la part de Jimbo où il « ne ferait jamais quelque chose qui mécontenteraient Angela et moi ». Du point de vue de l'administration du conseil, c'était un très mauvais modèle :-)

Mais il était probablement nécessaire en tant que modèle de transition, pour se détacher de la « dictature bienveillante » qui avait dominée jusqu'alors.

1.2 Un peu plus sur ce « modèle consultatif »

« Ce modèle met l'accent sur le rôle de soutien et d'aide du conseil et existe le plus souvent là où le Directeur Exécutif est aussi le fondateur de l'organisation. Le rôle du Conseil est surtout d'aider/conseiller le Directeur Exécutif.

Les membres du conseil peuvent être très actifs à cet égard et donc sentir qu'ils contribuent de manière précieuse à l'organisation. Les meetings du conseil ont tendance à être assez informels et concentrés sur les tâches à faire, les ordres du jour sont établis par le Directeur Exécutif.

Le modèle consultatif peut très bien marcher pour beaucoup d'organisations, mais il peut engager les membres à prendre d'importants engagements sans que ce modèle ne prenne pas en compte des mécanismes de responsabilité, qui sont obligatoires pour les conseils d'administration. Le conseil est légalement obligé de s'occuper des affaires de l'organisation et peut se tenir responsable de certaines actions de ses employés ou des comités. Il se doit donc d'être plus important que le Directeur Exécutif. »

Au fil des années, ce modèle devint inutilisable et ne satisfaisait plus aux membres du Conseil d'administration. Il devint frustrant pour moi et pour Angela, puisque nous étions exclues de beaucoup de prises de décisions stratégiques, et même frustrant pour tout le monde puisqu'à partir d'un moment donné Jimbo ne pouvait plus s'occuper de tout. Il est généralement inapplicable pour une association à but non lucratif, on ne jouait pas nos rôles de fiduciaires.

1.3 « Modèle de gestion par une équipe de direction » et des groupes de travail

Voici il y a plus d'un an, en janvier 2006, on commença à s'approcher d'un autre modèle. Je ne dirais pas qu'on ait jamais adhéré à un modèle en particulier, mais au moins conceptuellement, on avança vers un mélange du « modèle d'équipe de direction » et groupe de travail.

« Un groupe de travail a quelques responsabilités quant au fonctionnement de l'organisation. En plus de stipuler la politique et la direction à prendre, les membres du groupe peuvent aider de manière plus pratique, organisant des évènements et rédigeant des documents. Le plus souvent, ce genre de groupe crée une collection de comités et de sous-comités, divisées par fonction. La structure du groupe copie en général celle de l'administration de l'organisation. Tout comme il y a des employés responsables des ressources humaines, collecte de fonds, finances, planning, et programmes, le groupe crée des comités pour ces sections. Les membres du groupe gèrent et lancent aussi les programmes et services. Individuellement ou en comité, les membres s'occupent de toute gestion, ainsi que toute action, y inclus le planning stratégique, les finances, la collecte de fonds, les bulletins, et la création et implémentation des programmes.

L'usage assez répandu du modèle d'équipe de direction vient de sa similarité avec les concepts modernes de gestion d'équipes et des structures démocratiques au travail. Il répond aussi à l'image qu'on a souvent des associations à but non lucratif, régies par des bénévoles,ou au moins à celle des organisations non professionnelles.

Les conseils qui opèrent sur ce modèle sont caractérisés par un haut indice de participation dans la vie opérationnelle et administrative de l'organisation. Dans les organisations avec une administration professionnelle on supervise normalement de manière très réglémentée, du PDG aux employés de tous les niveaux. Structurellement, il peut y avoir beaucoup de comités et de sous-comités. La prise de décision s'étend aux détails des programmes, services et les actions administratives. Quand ça marche bien, on retient surtout deux critères lors de la sélection de nouveaux membres ; leurs connaissances et leur expérience dans un domaine en particulier, comme le commerce ou la comptabilité, ou parce qu'ils sont membres d'un group d'intérêt ou d'un secteur que le conseil considère important. »

On a fait cela ; c'est même la description exacte de notre organisation. En janvier 2006 on commença la création des comités (ComCom, SpCom, financial com, audit com, ChapCom, FundCom, TechCo, etc...) sous la responsabilité du conseil et avec certaines délégations de pouvoir.

En juin on embaucha Brad pour qu'il s'occupe du travail opérationnel et des employés, mais le conseil resta très impliqué sur les aspects opérationnels : Angela et Jimbo sur le ComCom, Michael sur l'AuditCom, et moi-même sur le SpCom.

(Premier distinguo ici : il y a certains comités qui sont évidemment très opérationnels (comme le TechCo), et d'autres qui sont purement du niveau du conseil (comme l'AuditCom), et il y a beaucoup de comités qui mélangent les deux.)

Je devins présidente du Conseil d'administration en octobre 2006, un pas de plus vers une organisation plus mature dans le sens de la séparation des rôles. Mais alors, qu'est-ce qui se passa ? Sans entrer dans trop de détails, on n'a plus eu de Directeur Exécutif à compter de janvier, et le conseil alla dans une direction logique avec un tel modèle, et peut-être celui du moindre effort. Comme je l'ai annoncé publiquement fin janvier, le conseil décida de remplir le rôle de Directeur Exécutif pendant la recherche d'un Directeur permanent. C'est là qu'on atteint les limites de ce modèle.

1.4 Un peu plus sur les risques que présente ce modèle

« Ce modèle marche bien pour des organisations entièrement bénévoles, mais convient moins aux organisations qui ont déjà une administration professionnelle et des employés à temps plein. D'ailleurs, les déficiences de ce modèle a mené aux idées, courantes aujourd'hui, où la gouvernance (les actions du conseil d'administration) est considérée distincte du management (les actions des employés), ainsi qu'à des études, des articles et des manuels sur ce sujet.

Le défaut le plus important est que ce modèle mute souvent en ce que j'appelle le modèle d'équipe de micro-management, dans lequel les membres du conseil refusent de déléguer l'autorité et croient que leur statut les oblige à prendre toutes les décisions opérationnelles, ne laissant que l'implémentation aux employés. Le résultat est invariablement un manque de cohérence lors de la prise de décision, des membres insatisfaits au conseil d'administration, des employés pleins de ressentiment et un dangereux manque d'attention portée sur les prévisions et la responsabilité. »

C'est ce qui se passe maintenant.

1.5 Raisons pour changer de modèle de gouvernance

Il y a de nombreuses raisons qui nous ont poussées à envisager de changer de modèle de gestion. Ci-dessous se trouvent les raisons qui sont le plus courament à l'origine d'un changement de gestion au sein d'une organisation.

  • Les membres du Conseil d'Administration ne sont plus satisfaits de leur rôle ou du mode de fonctionnement du Board.

Il se trouve que c'est mon cas. J'ai l'impression que les tâches administratives quotidiennes me pèsent de plus en plus. Je ne peux pas travailler bénévolement à temps plein pour la fondation, et à côté vivre ma vie et m'occuper de mes enfants. Je ne peux pas non plus m'occuper des tâches quotidiennes de la fondation et prendre du recul pour définir une stratégie. J'ai l'impression que nous ne sommes plus totalement dans les limites de nos rôles de membres du Conseil d'Administration. Je pense que tous les membres du conseil seront plus ou moins d'accord avec l'idée que la situation n'est pas satisfaisante.

  • L'organisation est en train de vivre des problèmes dont l'origine peut-être imputée à des incohérences dans la structure du conseil ou des procédés.

Danny a quitté l'organisation car il était mécontent de la manière dont nous procédons. Bien que Danny ne soit qu'une personne, les autres employés semblent également mécontents de la manière dont nous opérons. Beaucoup de volontaires se sont plaints de problèmes liés à la communication. Il est tout de même intéressant de voir que le modèle de travail du board n'est pas quelque chose considéré comme inacceptable ou inapplicable, mais comme un modèle de gestion parmi d'autres qui a ses qualités et ses défauts.

  • L'organisation entre dans une nouvelle phase de son cycle de vie; le Directeur Exécutif est parti ou va partir.

Nous sommes à la recherche d'un nouveau Directeur Exécutif, un intérimaire et un permanent. La société de recrutement du Directeur Exéctif nous a averti que la structure de l'organisation devrait être clarifiée si l'on souhaite attirer de bons candidats et avoir une chance de réussir l'intégration du nouveau Directeur Exécutif.

  • Il y a eu un changement massif des membres du conseil.

Pas encore, mais peut-être prochainement?

  • Il y a une crise par apport à la confiance au Conseil ou au Directeur Exécutif.

Il semblerait que ce soit le cas.

1.6 Hésitation à recruter un directeur exécutif

Il semblerait que certains aient la conviction que trouver un directeur exécutif résoudra miraculeuseument tous nos problèmes. Je n'y crois pas :-) D'un côté, la société de recrutement considère que ce travail sera spécialement dur, car « Il semblerait qu'il y ait un bon nombre de différents points de vue sur le rôle du conseil ainsi que des réticences à placer des barrières sur les activités du conseil, ou même sur ce que chaque membre du conseil peut faire. Certains membres du conseil ont souligné le fait qu'il serait plus facile de faire confiance au directeur exécutif une fois que le Board et le Directeur auront travaillé ensemble, et alors seulement à ce moment là le Board saura vraiment quelle autorité il souhaite donner au directeur exécutif. »

Ils craignent que « le directeur exécutif ne soit pas représentatif de la fondation dans son ensemble auprès du public, qu'il n'ait ni l'autorité ni la capacité d'agir en toute indépendance, et qu'il apparaisse comme un fonctionnaire directement dirigé par le conseil du fait de l'évolution constante des décisions de politique interne et à tout consensus atteint pour un problème donné même sans être en accord avec la stratégie d'expansion. »

Bien que ceci soit un peu présomptueux (un bon directeur exécutif est capable de faire de lui-même plus qu'un simple fonctionnaire) et un peu pessimiste (nous avons d'ores et déjà quelques très bons candidats), l'idée générale est là.

J'ai essayé d'identifier les peurs des membres du conseil concernant le directeur exécutif, et les discussions récentes sont très révélatrices. Nous sommes actuellement à la recherche d'un directeur exécutif intérimaire (et il semblerait que remplir cette tâche soit un but inaccessible :-)), et nous avons maintenant deux points de vue qui s'opposent :

l'un dit que nous devrions engager un directeur exécutif intérimaire professionnel, le genre de personne habituée à gérer les situations de crise, qui arriverait avec un lot de directives et de bonnes pratiques dues à son expérience, et qui partirait probablement une fois le poste réorganisé sans toutefois essayer de le garder. Un autre avantage d'un intérimaire serait qu'il pourrait être plus exigeant et dur que d'habitude, parce que de toute façon il partirait sous peu ;

l'autre dit que nous ne devrions pas prendre une telle personne, car il ne connaîtrait rien aux wikis, la communauté, l'open source et le contenu libre, et rien de tout notre précieux historique... connus seulement des membres du conseil, des membres de la communauté, et de quelques rares personnes ailleurs dans le monde du libre. Donc cette position estime qu'il serait mieux de choisir quelqu'un du sein de la communauté pour ne pas avoir à lui apprendre à lacer ses souliers (ce sont mes mots)1, avec un inconvénient majeur: nous savons que nous n'avons pas de directeur exécutif intérimaire professionnel au sein de la communauté, donc nous ne devrions pas nécessairement recruter un professionnel.

Si vous lisez entre les lignes de cet argument, le problème est de faire confiance à quelqu'un, faire confiance qu'il ne prenne pas de mauvaises décisions dues à sa méconnaissance de notre environnement, par exemple :

  • s'il met de la publicité sur toutes les pages de Wikipédia (même dans le contexte d'une levée de fonds ;-)) ;
  • s'il signe un accord avec Microsoft ;
  • s'il recrute un troll sans réaliser qu'il en est un ;
  • s'il décide de fermer le projet Wikiquote ;
  • s'il décide de poursuivre en justice Google pour l'utilisation de notre logo dans Google Earth ;
  • s'il signe un accord pour mettre notre logo sur des réfrigérateurs ;
  • s'il accepte un accord avec un logiciel propriétaire.

Je pense que vous avez saisi l'idée ;-).

Et ceci est aussi bien vrai pour le directeur exécutif intérimaire que permanent...

Le problème du directeur permanent est encore plus critique. Soit nous recrutons quelqu'un issu de la communauté, qui connaîtra parfaitement les projets et le contexte (ce qui ne signifie pas que nous serons d'accord avec lui ; on peut connaître le contexte mais pas être d'accord sur tout) mais aura peu ou pas d'expérience de management ; soit nous recrutons quelqu'un de l'extérieur qui aura (avec un peu de chance), beaucoup plus à apporter en terme d'expérience, de management, d'organisation, de « back office » (tout ce qui est nécessaire), mais qui aura besoin d'être materné un moment et méticuleuseument suivi pour éviter les grosses erreurs.

Le premier cas semble plus sûr au premier abord, mais la vision à long terme tend vers le second choix. Plus d'efforts à fournir, mais de plus gros succès à espérer. Ce qui laisse deux nécessités :

  • lui raconter notre histoire. Lui expliquer le principe des contenus et des logiciels libres et ouverts, les vertus du volontariat, la vision de la libre accessibilité à tous, le challenge d'obtenir de l'argent avec très peu de choses à vendre, etc...
  • de définir des limites à sa liberté, sans le laisser totalement libre.

PROPOSITION

2.1 Le modèle suggéré

Donc quel est le modèle de gestion par directive que je propose qu'on adopte ?

Je vous copie ici un texte écrit par Caroline Oliver :

« Le modèle Carver propose que toutes les directives soient liées à un objectif ou un moyen. L'organisation est faite pour atteindre des objectifs, alors que les directives sur les moyens gèrent comment l'organisation atteint ses objectifs. La gestion par directives suggère que tout les sujets concernant le board peuvent être regroupés en quatre catégories de directives : procédé de gouvernance, les relations employés-board, les limitations exécutives et les objectifs de l'organisation. Les directives de procédé de gouvernance et les relations employés-board définissent les pratiques opérationnelles du conseil, comment il délègue son autorité, comment il assume ses responsabilités (les moyens du conseil). Les limitations exécutives cadrent le comportement du personnel alors que les directives des objectifs de l'organisation expriment pourquoi l'organisation existe - répondant aux questions “quels bénéfices, pour qui, à quel coût”.

Dans le modèle de gestion par directives, le conseil crée des directives dans chaque catégorie en commençant par le niveau le plus large possible avant d'aborder les sujets les plus précis, en progressant toujours du plus large au plus précis. Enfin le conseil donne à son président l'autorité d'agir “raisonnablement” dans les deux premières catégories, alors que le directeur exécutif a l'autorité d'agir “raisonnablement” au sein des deux dernières catégories.

Les directives du board rédigés dans ce sens tendront à couvrir l'ensemble de l'organisation, et alors le manuel écrit ne dépasse généralement pas les 30 pages avec une moyenne de cinq points par pages. La délégation est claire et le suivi des performances devient juste et abordable pour toutes les personnes concernées. » J'ai deux liens à fournir pour ceux d'entre vous qui souhaitent en savoir plus à propos de ce modèle. Je vous conseille vivement de les lire et de me dire ce que vous en pensez.

Afin de contrôler les objectifs de manière définie et prescriptive, le board informe le directeur exécutif de ses attentes en terme de performance.

Afin de contrôler les moyens de manière limité et prescriptive, le board informe le directeur exécutif des limites acceptables autour des décisions de management. Le conseil ne dit pas au directeur exécutif comment faire son travail, mais comment ne pas le faire. En d'autres mots, exception faites des pratiques imprudentes et malhonnêtes, ce que fait l'organisation (les choix du directeur exécutif) est autorisé tant que ça sert au mieux les objectifs (les choix du conseil). Le contrôle des moyens est meilleur quand il est fait suivant cette réflexion : quelles situations, activités, ou décisions de managment ne seraient pas acceptées par le conseil même si elles amènent des résultats. De fait, même si les buts sont atteints, il existe certains risques, problèmes éthiques, et d'incorrections qui demeurent en dehors des limites fixées et ce, quoi que soit le résultat.

Aucun membre du conseil, y compris le président, n'a d'autorité sur le directeur exécutif. Le conseil en tant qu'unité dicte au directeur exécutif ce qu'il doit accomplir (les buts) et éviter (moyens innaceptables).

L'évaluation du directeur exécutif devient aisée. A t-il atteint les buts ? A t-il évité d'user de moyens innaceptables ?

En lisant ceci, je ne peux m'empêcher de penser que c'est que nous devrions faire.

Je me sent tout à fait à l'aise avec l'idée de « décrire ce que nous voulons et ce pourquoi l'organisation existe ». Nous avons fait un long chemin à ce sujet, et ce serait une bonne idée de mettre ça par écrit. Nous avons déjà travaillé sur les bases, par exemple avec nos communiqués sur la vision et la mission. :-) Je crois que les peurs exprimées par quelques membres du conseil seront soulagées si, à la place de peiner à rédiger des documents de politique interne, nous décrivions tout simplement ce qu'on ne veut pas voir, les accords qu'on ne veut pas voir se signer, les partenaires potentiels qu'on ne veut pas, et puis... laisser tout cela passer. Nous sommes très forts quand il s'agit de ne rien dire quand tout va bien, et crier à tue-tête quand quelque chose est mal fait. :-)

2.2 Risques et changements connus

Il existe quelques études rapportant des problèmes avec ce modèle.

Certes, c'est probable qu'aucun modèle ne soit parfait. Mais bon, nous n'avons jamais appliqué à la lettre un modèle en particulier. La seule chose qui pourrait poser problème est que normalement ce modèle demande une stricte séparation entre le conseil et les employés, avec le Directeur Exécutif comme lien officiel entre eux. « L'avantage de cette approche est que les rôles et les devoirs y sont claires, ainsi que les responsabilités. Néanmoins, le danger serait que le conseil et les employés se sentent déconnectés les uns des autres. Avec la séparation des rôles, les membres du conseil perdraient leur compréhension des actions mises en place due au manque de détails sur celle-ci. Les employés pourraient avoir du ressentiment ou dédaigner les décisions du board s'ils le perçoivent comme isolé et ne comprenant pas la réalité exécutive. Les employés peuvent également se sentir déchus de tout pouvoir de contribution à la direction de l'organisation »

Je suppose qu'une séparation aussi stricte est impossible au sein de notre organisation. Trois zones principales d'activités ont été identifiées :

  • la gestion de la communauté ;
  • la gestion de l'infrastructure ;
  • la gestion 501(c)3 (caritative).

Bien que le troisième point soit exclusivement couvert par le board, les membres du board sont maintenant très impliqués dans la gestion de l'infrastructure et, dans certains cas, dans la gestion de la communauté, puisque c'est la raison première pour laquelle ils se sont retrouvés au conseil.

Je crois que nous pouvons facilement implémenter le modèle de gouvernance par directive à la gestion de l'infrastructure.

Il a également été suggéré que nous pourrions séparer le « Conseil de gestion de la communauté » du « Conseil de gestion 501(c)3 », pour que chaque groupe puisse exercer ses fonctions de manière plus efficaces.

Maitenant, lisez la phrase précédente plus attentivement. Je pense qu'une des raisons pour laquelle certains membres du conseil seraient mécontents de la gestion par directive est que, dans l'absolu, cela signifierait qu'ils devraient (par exemple) arrêter de chercher des contacts et des partenaires pour des échanges de contenus, la publication de DVD, ou la création d'un nouveau projet. Mais quand on y fait très attention, pourquoi est-il pertinent que la recherche de contacts et de partenaires pour de l'échange de contenu soit du ressort d'un conseil de directive ?!

Il n'y a pas de lien. Ce n'est pas les affaires du conseil. C'est autre chose, mais pas les affaires du conseil.

Le problème principal actuellement est que le statut de membre du conseil apporte d'une certaine manière le droit de rechercher des partenaires et cela désorganise largement l'ensemble des prérogatives du conseil.

Qu'est ce cela suggère ? Certains suggèrent ouvrir un chapter américain, au moins pour s'occuper des partenariats aux États-Unis. Ou bien cela devrait il être un autre conseil, comme un wiki council ? Qui aurait le dernier mot concernant quels partenariats devraient être faits à niveau global ? Ma réponse est à nouveau le directeur exécutif, pas le conseil. Dans tous les cas, je ne vois pas de raison qui empêcherait un membre du conseil de s'impliquer dans certains partenariats ou dans le dévelopement de MediaWiki, ou dans l'organisation de la Wikimania. Ce qui doit être clair, et encore, c'est qu'il le fait comme une personne normale, et non pas comme membre du conseil avec une autorité particulière.

J'aimerais essayer de mettre en place quelque chose approchant ce modèle de gestion par directive, et même si au final ce n'est pas exactement comme le modèle décrit, au moins on aura essayé. ;-)

Mais si le conseil accepte d'essayer ce modèle de gestion, cela signifie que vous, membres de la communauté, aurez également à nous aider à faire en sorte que ça marche.

REFERENCES

NdT: c'est l'expression qui s'approche le plus de ce qu'avait dit Anthere, bien qu'à l'origine toilet-train soit un peu plus argotique, on n'a pas trouvé mieux, ça ne veut absolument pas dire qu'Anthere estime que l'ED ne saura pas faire sa toillette ou lacer ses chaussures.

jeudi, février 1 2007

Le Monde, bienvenue dans les rangs de la presse poubelle ?

Titre un soupçon provocateur ? Pas plus que le récent billet d'un certain Mr Marmande, dans la colonne opinion du Monde du 31 janvier.

Le fait que l'on critique Wikipédia ne me gène pas, bien au contraire. Toute critique peut être constructive. On passe.

Cependant, j'avoue ne pas tout à fait comprendre la raison pour laquelle je me retrouve clouée au pilori par ce journaliste, à qui, il me semble, je n'ai jamais parlé, que cela soit de visu, par email, ou par téléphone.

Un article complètement consternant de mon point de vue, et du point de vue de nombreux internautes (79 réactions sur la version en ligne depuis la publication du billet il y a 24 heures).

Tout d'abord, un article tout simplement méchant, gratuitement. Le type d'article que l'on trouve dans la presse à scandale. Tellement décevant pour Le Monde, qui constitue pour beaucoup de français une référence en matière de sérieux, de factualité, de neutralité et d'intégrité.

L'article reprend une bonne partie d'un article de Mme Roussel sur Libération il y a 15 jours, sans toutefois mentionner sa source. Sur Wikipedia, nous ne sommes pas parfaits, mais nous citons nos sources et nous respectons le droit d'auteur.

Ensuite, des propos relevant de la diffamation. Pour ne citer que deux exemples, j'ai rejoint Wikipédia près de 4 ans avant (février 2002), et rejoint le conseil de Wikimedia Foundation plus de 1 an et demi (juin 2004) avant le dépot de bilan (novembre 2005) de la société pour laquelle je travaillais (et dont j'ai été licenciée pour motif de cessation d'activité en même temps que tous les autres employés).
Les comptes financiers de la Wikimedia Foundation sont publics, accessibles directement sur Internet et audités par une société d'audit indépendante. A ce sujet, contrairement à Mr Marmande payé pour sa prose, je suis bénévole, comme environ 99,99% des participants à Wikipedia.
Je passerais sur la discrimination relatives à mes origines.
Sur Wikipedia, nous ne sommes pas parfaits, mais nous ne laissons pas en ligne des informations erronées, ni des affirmations non sourcées, ni des insinuations diffamatoires volontairement.

Le contact avec l'auteur est difficile. Les coordonnées de Mr Marmande sur le site du Monde ne sont pas publiques. Il est donc difficile de le contacter. J'ajoute que Mr Marmande n'aurait pas eu de mal à me contacter pour vérifier les faits avant leur publication. Mon adresse email est publique sur tout internet, mon téléphone n'est pas sur liste rouge, ni mon adresse.
Sur Wikipedia, nous ne sommes pas parfaits, mais nous donnons aux gens la possibilité de nous contacter, par les nombreuses pages de discussion sur le wiki, sur les listes publiques de discussion, grâce à de multiples adresses emails privées pour plus de discrétion, avec un contact postal et téléphonique (par exemple, pour la Fondation) et même un designated agent.

Le droit de réponse est difficile, très difficile. Pour commenter un article du Monde, il faut s'abonner ! 6 euros par mois. Ou il faut écrire en accusé de réception. Il n'y a aucune garantie de réponse à un mail envoyé au service des lecteurs (je n'ai rien reçu).
Sur Wikipedia, nous ne sommes pas parfaits, mais vous pouvez nous contacter. Un bénévole vous répondra.

Plus perturbant encore, la réaction du Monde. Officiellement, il existe un médiateur (je cite le médiateur est chargé de veiller au respect des règles professionnelles et déontologiques par les journalistes du Monde). Certes. J'ai écris au médiateur, et je n'ai obtenu aucune réponse.
Sur Wikipedia, nous ne sommes pas parfaits, par contre nous avons une équipe chargée d'investiguer les abus.

Un éditeur a pris sur lui de téléphoner au Monde. La réponse fut "désolé Monsieur. Mr Marmande est responsable de ces écrits. Nous ne sommes pas concernés".

Et bien si ! Un auteur est responsable de ses écrits en tant qu'auteur. Mais l'organe de publication a aussi une responsabilité d'éditeur. Le site internet a une responsabilité d'hébergeur. Si des propos diffamants sont imprimés sur un journal, le journal détient une certaine responsabilité et en cas de procés, il sera concerné aux côtés de l'auteur.

Sur Wikipedia, nous ne sommes pas parfaits, par contre nous sommes conscients de notre responsabilité d'hébergeur. La Foundation Wikimedia, que je préside, peut être assignée en justice pour des propos diffamatoires sur le site.

Au delà de l'aspect légal, il s'agit tout simplement de respect pour l'être humain, et de respect pour les lecteurs.

Au final, que dire. Sinon répéter ma consternation face à cet article. Plagiat, critiques mesquines, attaques personnelles gratuites, diffamation, non transparence, non respect des responsabilités en tant qu'éditeur. Dans Le Monde ??? Je suis tout simplement déçue.

La bonne nouvelle pour Mr Marmande est qu'il est entré au panthéon des personnalités célèbres sur Wikipedia. Bravo. Bien joué (Source: Marmande, trois (dixièmes de) secondes d'arrêt).

Pour citer un généreux wikipédien anonyme.

Un article neutre sur un personnage qui ne l'a pas été est le meilleur moyen d'illustrer le manque de dicernement dont a fait preuve ce personnage. C'est aussi un bon moyen de voir si dans deux ans un moteur de recherche pointera directement en premier lien vers sa page sur wikipedia ou pas. Rendez-vous dans deux ans

Florence Devouard
Présidente Wikimedia Foundation

mercredi, janvier 31 2007

Mathias, Wikipedia Admin

Une interview de Mathias, un wikipédien allemand et membre de l'association allemande Wikimedia Deutschland.

En fait, je mentionne ce lien autant pour moi que pour d'autres :-) L'article est sympathique, avec beaucoup de liens de qualité, et très clair sur les différences existantes entre Wikipedia (le projet), Wikimedia Foundation (l'organisation), Wikimedia Deutschland (les associations), et une fois n'étant pas coutume, cela mérite d'être signalé.

mercredi, novembre 15 2006

Wikipedia, a sustainable "open and free" project ?

A frequent question asked by journalists, or even more frequently, by businessmen, is but what is your business model ?

Errrr, well, excellent question...

In a couple of weeks, we'll publish financial statements, but to make it simple, last fiscal year, our revenue was 1,38 millions dollars. A drop of water when we consider the Foundation is running a top 15 website (in fall 2006, we oscillate between the 10th to 15th most visited website in the world).

Most of this revenue is spent in hardware, bandwidth costs. Expenses totaled $611k, with

  • $189k for hosting
  • $107k for payroll
  • $110k depreciation

And we purchased $425k of hardware

Estimation for this fiscal year are a total of $750k-$1M planned ($400k of hardware already spent) and estimated expenses around $1.75-$2M.

I have been exploring the various ways the Wikimedia Foundation could make money in a sustainable way, without any damage (in terms of image) for the wikimedia projects. In short, how to establish stable and scalable revenue streams ?

Most of our income currently comes from the gift economy

In short, donations. Donations of people, just unknown people who happens to love the project and realise it needs money to run.

We started the concept in 2003, with the Brion Vibber Laptop Fund, then the following years collected money during fundraisings

  • December 2003: ~30,000 USD
  • July 2004: ?
  • September 2004: 60,000 USD
  • February 2005: 95,000 USD
  • August 2005: 243,000 USD
  • January 2006: 390,000 USD
  • December 2006 ???

We also now get a regular revenue stream from donations of about 40 KUSD per month.

Our average donation is around 20 dollars. A grassroot project funded by the grassroots. On one hand, that sounds cool to say this. On the other, when one sees the pile of money distributed every year by big american charities, there are reasons to think we are missing something.

One of the way we wish to explore is the matching donation system. There are two types of donations systems here. In the first one, when an employee makes a donation, his gift can be matched by his employer, providing that the charity is registered in the company list of charities to support.

The second case is more generic. Imagine a situation where all donations made during a day are matched by a company. When individual donations reach 100 000 dollars, we'll get 100 000 more from the company. That might require to "recognise" the effort made by the company, as well as inform donators of which company will match his gift.

Imagine all pages of Wikipedia with a little line on top-right, "Today, Microsoft matches your gift. Make a donation to support us". That could be cool.

Reality strike, after several days spent contacting big companies and big organizations, we still do not have a single agreement for matching donations.

It is also unknown how many editors will consider that "advertisement" and complain. I guess a big mention of a famous open-source company will make people at ease, whilst a big mention of political party will not make it look so good. Maybe is that up to us to avoid asking certain companies which may make editors and readers unconfortable.

Accessorizing strategy

A big classical strategy for many open source projects. Concept: sale of items, with use of the brand. Tee-shirt, coffee mugs, key ring, cap, car bumper, mouse pad, teddy bear, you name it...

Now, let us be practical. If you are invited at the conference, would you use 1 kg to transport your toiletries, and the remaining 19 kg to carry promotional items ? Say 50 tee-shirts. One tee-shirt is 20 dollars, with 4 dollars of benefit. Overall benefit for a broken back and 50 teeshirts sold: 200 dollars.

Right. Not sure this can be expected to solve the issue of a multi milions budget.

But from a promotional perspective, it is very cool to go to conference with a wikipedia teeshirt. Please visit our : cafepress site

The Patronage strategy

A company/organisation may financially support us

  • to push certain languages or projects (e.g. a regional languages)
  • To support collection of content (eg, digitization)
  • To support changes of copyright or ip laws
  • to weaken a competitor, through plummeting of the competitors’s market

It may or may not be acceptable for the community, depending on what should be supported. For example, if we accepted money to implement children filters, the community may object to the concept of wikipedia providing filtering.

Also, the money could be proposed to implement a task which does not fit in our mission statement (such as political lobbying).

As of today, we only got one such grant, meant to help the development of WikiJunior. For all I know, the money mostly went to support the global infrastructure. However, I think in the future, we'll have more such help and these will have the benefit of pushing certain projects, which are never felt as the ultimate priority and as result always fall behind. The main problem with that strategy is that it request someone originally outlining a project, writing the grant application, someone to contact grant makers, and someone to do the job if there are string attached. Most of this will never get done entirely by a volunteer. Which means that we first need money to hire people, who will submit grant appplications...

The merchant model

The concept is to sale some of the byproducts of the website and collect the benefits. Example, publishing of DVD, Paper versions (Wikireaders,Wikipress, Wikijunior). The model surfes on the « long tail ».

In itself, *great* idea.

The main problem with it is the legal responsability and the risk for the projects to be taken down if the Foundation finds itself untangled in a big copyrighted-born lawsuit. This is essentially why the Foundation does not publishes wikireaders or DVD.

Brand licensing strategy

The idea is to charge other companies for the right to use our brand names and trademarks in creating derivative products.

The brand issue is a tricky one. If a local association wants to use the Wikipedia logo, and asks permission, the Foundation will not "charge" the association. Rather the idea is that brands are granted

  • Free use for promotion of wikimedia projects
  • Free use of media
  • Free use for non profit organisations
  • against royalties for commercial uses

This strategy is of limited use as of today, but expansion is to expect.

The drawbacks of this strategy are essentially the following ones. First, there are many unauthorized uses. Most of the time, they come from a misunderstanding and can be fixed simply by a discussion. Sometimes, not. Until now, we have not chosen to go legal against misuses, but at some point, we might have to do it. Second, if we want to actually use our trademarks, we need to own the trademarks. Which means additional costs in terms of securing them and to pay people to manage them.

The service strategy

In this case, the revenu model is based on a service revenue stream rather than a licence revenue stream.

Example of service we already provide: the datafeed (live access to updated Wikipedia content rather than use of the free (and often broken) monthly dump)

In using our free content as part of a global product, a distributor limits his costs as well as increase the global value of his product. He consequently have significant interest in using our content. However, he needs updated content, free of installation hassle. Which is a service we can provide him.

Services are limited as of today, but expansion could be expected. A business manager would probably be required to really develop this model.

Another service we *could* provide, but are not providing, nor are likely to provide, is related to use of Wikis, installation of a wiki etc... There are two reasons for limited input. First, Jimbo Wales company Wikia, is providing free hosting of wikis. Second, it is not really a type of service mentionned in our bylaws. We often receive requests for support and can only recommand names of developers.

The advertisement model

  • This* is the big question. Many websites only survive thanks to advertisement. Accepting to put ads on articles would largely solved our financial needs due to our very large traffic and perfect fit with the content provided.

However, a significant part of the community is against putting ads on Wikipedia, for various reasons, amongst which failure of neutrality or ethical principles. A community even forked in the past because a rumor circulated... the spanish wikipedia is only slowly recovering from this fork in summer 2002.

Various solutions have been proposed

  • Ads on articles pages is the most widely rejected solution, though there are a few supporters
  • An opt-in system. Readers will have the opportunity to say "yes, I want advertisement". This would likely require the reader to be identified by an account, and to login. Most readers are unlikely to have an account, so it is not clear this solution would bring much money.
  • An opt-out system. Readers will have the ads by default, but can request not to have the ads displayed. Most editors also feel this solution intrusive and it is unlikely to be retained
  • Advertisment on search pages. This may be the least controversial solution, as it can not be said to damage our concept of neutrality, and might on the contrary bring a benefit to the reader. It has not been approved though.

The endowment strategy

We may diversify our income sources in setting up an endowment. Operating costs, all those unsexy expenses such as payroll, travel expenses, phone costs etc... could be paid thanks to the endowment. Donors could focus on giving money for the *fun* expenses (such as Wikimania, or distributing DVD's in schools) or expenses that make sense to them (such as hardware costs).

The endowment strategy is a very likely one to consider for our future. It is one that could free our time from seeking money every couple of months, and one that could ensure that at any time, we have enough money to ensure the basic minimum for the websites to work.

What we do not envision

There are a couple of business solutions, sometimes used by open source projects, that we do not envision

  • Subscription or fee to access content - we must not put financial barriers to access to knowledge. So, access to the website is free and will stay free. This will be added in our bylaws
  • Proprietary licensing of content (even partial) - against our very mission, since we went information to be available to the largest number.
  • Monetization of consumer data or consumption patterns - very unethical from our perspective
  • Affiliation (link exchanges) - assimilated to advertisement
  • PR agencies paying to publish their aproved biographies - funny solution, but I mention it because we are receiving proposals of various types, asking us how much money is asked for to put a biography on wikipedia...

This is a quick overview. Most promising solutions sounds to be matching donations system, monetization of our trademarks, with a pinch of service; But who knows... I intend the board to discuss that in the future. More in a few days, after publication of our financial statements :-)

Anthere

samedi, octobre 28 2006

Le rôle des contributeurs occasionnels sur Wikipedia

En fait, l'étude de Aaron Swartz n'est pas récente, mais je ne l'ai découvert que très récemment, et cela fait trois fois que je le signale à des journalistes. Avec beaucoup de peine pour le retrouver à chaque fois. Donc, autant en parler ici.

Jimbo a tendance à penser que les apports des contributeurs occasionnels à Wikipédia sont négligeables: selon lui, un nombre restreint de contributeurs et d'éditeurs font l'essentiel du travail, alors qu'un nombre considérable de lecteurs apportent peu de modifications.

Cette opinion est revue par une étude de Aaron Swartz, wikipédien, et récent candidat au conseil d'administration de la Foundation.

Des études sur le mode collaboratif semblent avoir montré qu'environ deux tiers des contenus produits sur le web collaboratif provient de seulement 1% des utilisateurs actifs. Sur Wikipédia, le chiffre fréquemment avancé est "80% du contenu provient de 20% des utilisateurs".

En fait, selon Aaron Swartz, un grand nombre de contributeurs occasionnels semblent en effet avoir écrit des textes longs (en un nombre réduit d'interventions), tandis que les “éditeurs” les plus actifs, qui forment le noyau des wikipédiens, nettoient, corrigent, mais sans apporter énormément de texte (ni d'information).

C'est en fait assez logique, la plupart des éditeurs ont au moins chacun une connaissance pointue sur un sujet précis. Et puis quelques éditeurs "core" s'occupent beaucoup plus de la gestion de la communauté et de ce que l'on appelle le wikijardinage (vérification, correction, précision, grammaire, orthographe, style...).

Bref, l'étude est à lire, et le blog à suivre.

lundi, octobre 16 2006

Le blocage de Wikipédia en Chine

Un blog instructif de Fuzheado (Andrew Lih), concernant le blocage (maintenant partiel) de Wikipédia en Chine populaire: http://www.andrewlih.com/blog/2006/10/16/chart-wikipedia-access-in-china/

Après près d'un an de blocage, de plus en plus de chinois peuvent à nouveau se connecter à l'encyclopédie, la connexion étant variable selon les régions et les fournisseurs d'accès.

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