Gallica, Yahoo, Google, altruisme et monopoles

Tiens, je vais faire un peu de publicité... voici les quelques questions que m'a posé Ariane Beky de Neteconomie.com.
1. En quoi la diffusion du savoir, telle que pratiquée par la Wikimedia Foundation, est-elle spécifique ? 2. Quel regard porte la Wikimedia Foundation sur les projets de "bibliothèques numériques" anglophones (Google Print Library Project, NYPL Digital Gallery) et francophones (BNF, Gallica, etc.) ? 3. Google et Yahoo vont fournir serveurs et capacité d'hébergement aux contenus émanant de la Wikimedia Foundation, dont Wikipedia "encyclopédie libre et gratuite". La monétisation des contenus n'est pas envisagée. S'agit-il d'une démarche purement altruiste ? 4. Wikis et Weblogs forment-ils l'avenir du journalisme sur Internet ?
Je vous invite à lire mes réponses sur www.neteconomie.com Pourquoi mentionner cet article en particulier ? Tout simplement parce qu'après quelques mois passés à faire découvrir les principes de base du projet à leur lecteurs, les journalistes commencent maintenant à évoquer des sujets plus pointus... sur lesquels nous nous interrogeons nous même. C'est ainsi que les associations locales et la Foundation ont régulièrement l'occasion de débattre de leur "mission" et de l'opportunité d'entrer dans le débat sur les copyrights par exemple. Ainsi, le statut quasi monopolistique de certaines organisations et leur influence sur la diffusion du savoir... doit il être mis en question ? Le copyrightage des versions numériques de documents tombés dans le domaine public est t-il acceptable ? La participation des .com dans le développement des .org est-elle envisageable pour le bénéfice de tous ? A débattre :-) Anthere

Commentaires

1. Le mardi, mai 3 2005, 16:23 par FoeNyx

« Le copyrightage des versions numériques de documents tombés dans le domaine public est t-il acceptable ? » Non ! La confiscation de reproductions numérique et à l'identique d'œuvres tombées dans le domaine public est un vol immoral. Cependant si la numérisation s'opère par photographie la jurisprudence française actuelle accorde un droit d'auteur d'au moins 70 ans sur le cliché. Il en va de même pour les musées nationaux qui interdisent la photographie (même sans flash) d'œuvre dans le domaine public pour se réserver le revenu des ventes des reproductions : Ils savent qu'ils ne pourraient rien exiger si le photographe accordait une licence d'exploitation totale sur le cliché (comme CC-SA : http://creativecommons.org/licenses/sa/1.0/deed.fr qui s'apparente à du domaine public). L'un des buts premiers des bibliothèques publiques et des musées nationaux, financés par les deniers des contribuables, n'est-il pas la diffusion du Savoir et de la Culture au plus grand nombre ? Monsieur BNF peut bien pester dans les médias contre la prédominance culturelle américaine sur internet, mais il y a beaucoup plus de contenus publics libres aux USA qu'en Europe et c'est surement lié.

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