Le forum de Davos: premières impressions

Envol très tôt ce matin de Clermont-Ferrand, déjeuner prévu à Zurich, avec le président, le nouveau trésorier et le porte parole de Wikimedia Switzerland. Je n'avais pas réalisé que le président Suisse avait... 15 ans. Cela m'a fait un choc...

Bon, la suite des évènements était fort bien organisée, avec un bus partant toutes les heures de l'aéroport de Zurich, pour se rendre à Davos. Bizarrement, à la lecture de plusieurs articles de presse, il semble que ce voyage ait été considéré comme "éprouvant" par les participants arrivés aujourd'hui, en raison d'un temps très maussade et d'une grande fatigue, la seule façon décente de voyager à Davos étant l'hélicoptère... J'ai un doute brutal... il est fatigant de rester deux heures assis au chaud dans un bus tout à fait confortable ? Le temps... il neigeait cet après-midi, la température était à peine en dessous de 0°C ce qui paraît acceptable dans une station de ski... cette nuit, la lune (pleine) est visible, et il neigeote gentillement, c'est très joli... je suis rentrée à pied du célèbre ***** Belvédère à mon raisonnable hotel *** (sans internet dans la chambre et sans sèche cheveux, grumble). Seul ennui: je n'avais pas réalisé que les suisses utilisaient des prises électriques différentes de celles utilisées en France. Première activité après l'inscription, la chasse à l'adaptateur...

J'ai ensuite rejoint le Belvédère, pour un premier cocktail de réception, suivi d'un cocktail plus intime pour tous les "newcomers" (les membres de la "communité Davos" participant pour la première fois à Davos).

Première impression: M. Schwab, grand maître organisateur de Davos, est adorable (adjectif étrange s'il en est pour parler d'une telle sommité, mais néanmoins, il dégage une impression de chaleur et de simplicité assez étonnante).

Deuxième impression: une masse de personnes discutant à qui mieux mieux, échangeant des cartes par centaine, assez détendues... je jete un regard d'ensemble, évidemment, je ne connais personne (et ne reconnais personne...), aïe... officiellement, on m'a donné un "buddy" (Mitchell Baker), mais je n'ai reçu aucun signe de sa part. Bon... j'avise une personne isolée, j'y vais carrément (bonjour, puis-je me présenter ?)... et tout se passe très bien. C'est le patron de la chaine numéro 1 de retail dans 14 pays d'afrique. J'avise une autre (bonjour, puis-je me...)... et tout se passe très bien aussi. C'est une architecte, enseignante à Harward. Un troisième (bonjour, puis...)... et .... c'est le patron d'une grosse NGO. Suivront en vrac un ministre, un social entrepreneur, le patron d'une grosse boite d'équity, le CEO de la plus grosse boite de chasseurs de tête top notch, le CEO d'une compagnie aérienne, un patron de télécom, une directrice d'école (femme de...), un venture capitaliste de SF (nan, pas EP)... J'ai fini par tomber sur la seule tête connue, un certain bloggueur français bien connu... Au final, étonnant... le petit être peu social que je suis a passé 4 heures à ... bavarder... avec de parfaits inconnus... Dans le monde réel, ces gens se recroquevillent probablement à l'approche de chaque journaliste ou facheux. Ici, on les trouve relaxés, souriants...

Quelques journalistes officiels trainent de ci de la, interviewent des célébrités au milieu d'un constant brouhaha.

Troisième impression: pas beaucoup de femmes... ou plutôt, le badge de la plupart des femmes présentes... les identifie clairement comme "épouse de...".

Retour au calme, sous la lune blanche et sage

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Commentaires

1. Le mercredi, janvier 23 2008, 01:14 par Anthere
Just another perspective :-): http://www.bbc.co.uk/blogs/davos08/2008/01/its_the_economy_stupid_1.html

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