Alors finalement, Davos ?

Je commence enfin à me réveiller. La semaine passée à Davos fut assez éprouvante. Breakfast sessions tous les jours, suivies d'un mix de sessions publiques ou privées dans la journée, déjeuners et diners "de travail", et fêtes tous les soirs. Le tout entrecoupé de multiples déplacements à pied entre chaque hotel, en essayant de ne pas "déraper" sur les trottoirs gelés, sauf les jours de chance, où je squatte la limousine d'une princesse des mille et une nuits. Cela étant, utiliser les multiples shuttles mis à la disposition des membres est une bonne opportunité pour engager la conversation avec de parfaits inconnus.

Je repars assez éblouie, avec assez de souvenirs pour me nourrir assez longtemps, ou à jamais d'ailleurs, car je n'imagine pas avoir l'opportunité de retourner dans le petit village suisse dans le futur. Une opportunité rare - il est amusant de voir le nombre de personnes commençant la conversation par "et vous êtes déjà venu combien de fois à Davos ?", ce qui doit constituer une mesure de l'importance de l'interlocuteur. Une autre mesure de l'importance de la personne est l'hôtel dans lequel elle se trouve hébergée. L'hébergement à Kloster, village le plus proche de Davos, étant clairement un signe d'ostracisme :-)

Eblouie par la multiplicité des relations que l'on peut nouer. Mais, tout autant, effarée par le monofocus de la plupart des participants (le lundi noir suivi du scandale de la Société Générale le jeudi n'ont pas du aider...). L'argent, l'économie, le risque de récession, la bourse, les subprimes, les scandales financiers etc... étaient sur toutes les lèvres, listés comme priorités de l'année.

Retour dans le monde réel.

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