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mardi, décembre 13 2011

Agence de Relations Publiques Bell Pottinger: tel est pris qui croyait prendre

Bell Pottinger sur BBC Bell Pottinger, la plus importante (en terme de chiffre d’affaire) agence de relations publiques et de marketing britannique vient de se faire prendre le doigt dans la confiture. L’agence éditait les articles Wikipedia de ses clients.

En soit, l’acte n’est bien sûr pas répréhensible. Et ce n’est pas la première fois qu’une société ayant des activités de SEO (Search Engine Optimizer) est active sur Wikipedia. Il n’est pas rare de lire des articles dans la presse à ce sujet ou des blogs de “conseil” à destination des professionnels du référencement. Et toute personne un minimum attentive est capable de repérer leur activité sur Wikipedia (laquelle peut être globalement appropriée).

Les errances de Bell Pottinger sur Wikipedia

Ce qui pose problème dans le cas présent est la façon dont la démarche était appliquée. La société Bell Pottinger a suivi des pratiques non compatibles avec les règles éditoriales et sociales de la communauté wikipédienne, pratiques qui soulèvent de nombreuses questions quant au positionnement éthique de l’agence.

Bell Pottinger sur WikipediaPremier problème: la société Bell Pottinger pratiquait une activité éditoriale non respectueuse des règles de la communauté. La société Bell Pottinger a modifié ou créé des centaines d’articles, de façon biaisée, en supprimant des contenus corrects mais embarassants pour ses clients, en ajoutant du contenu incorrect ou excessivement laudateur, en ajoutant du contenu protégé par des droits d’auteurs, ou en créant des articles sur des sociétés dont la notoriété n’est pas suffisante pour qu’elles soient admissibles sur Wikipedia. Parmi les modifications apportées, plusieurs concernent “Chime Communications », la société mère de Bell Pottinger, et Naked Eye Research, dont Bell Pottinger possède 55%.

De nombreuses modifications ont été révertées assez rapidemment, mais certaines sont effectivement passées à travers les mailles du filet. La communauté a ouvert une page afin de lister toutes les modifications faites par Bell Pottinger, les annuler si nécessaire et tirer les leçons de cette affaire.

Deuxième problème: non contente de manipuler le contenu de la page du groupe Bell Pottinger, la société s’est même payé le luxe de proposer la semi-protection de l’article du groupe pour s’assurer de la préservation des modifications qu’elle avait apportées

Indefinite semi-protection:' Numerous biased changes and general vandalism caused by IP's. There are business and political reasons behind a number of edits made by IP's, particularly regarding mentions of the company's founder [Ivor Ichikowitz].[User:Biggleswiki] ([User talk:Biggleswiki]) 13:49, 22 November 2011 (UTC)

Troisième problème: la société Pottinger s’était cachée pour modifier les articles derrière plusieurs pseudonymes. 11 d’entre eux ont pour l’instant pu être identifiés. Cette pratique, appelée “sock pupetting” en anglais et usage de “faux nez” en français est interdite sur Wikipedia (une tolérance est admise tant que les comptes n’ont aucune interaction entre eux, sur des articles, dans des pages de discussion ou de vote).

Enfin, quatrième problème: la société Bell Pottinger avançait de façon cachée, sans avoir signalé la possibilité d’existence d’un conflit d’intérêt dans sa participation. Bien que ceci ne soit pas formellement obligatoire (et que malheureusement ceci ne soit que rarement fait), signaler l’existence de conflit d’intérêt potentiel est une pratique appréciée par la communauté. Dans le cas présent, non seulement les COI n’étaient pas déclarés, mais en prime, les “puppets” s’étaient inventés une personnalité fantaisiste.

Ainsi, comme le souligne un article de presse, un des comptes, ‘Biggleswiki’, indiquait-il une série de détails personnels sur sa page utilisateur. Son nom (David Biggles), ses dates et lieu de naissance, son statut professionnel actuel, des préférences en terme de voyages et son goût pour l’art, la photographie etc. Aucun Biggles n’a pu être identifié par les informations fournies. Un autre compte, ‘Diginerd84’ affirmait avoir 50 ans, être retraité, avoir 2 enfants, être fan de voitures anciennes et actuellement propriétaire d’une Rolls-Royce Phantom II de 1929.... Ces affirmations amèneront Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia à déclarer à la BBC:

I will personally buy a full tank of petrol for Mr Draper’s 1929 Rolls-Royce Phantom II if he exists at all.

Quelques pratiques à garder à l'esprit quand on est une entreprise

Il se trouve que depuis maintenant 4 ans, je propose des sessions de formation au sein d’entreprises ou autres organisations professionnelles pour les aider à comprendre comment fonctionne Wikipedia et leur éviter d’adopter de mauvaises pratiques, souvent sans même s’en rendre compte. Depuis peu, j’accompagne même une grande entreprise (la société Danone) à modifier un certain nombre d’articles les concernant.

Les règles de base que je leur prodigue sont:

  1. un compte = une personne
  2. une personne = un compte
  3. transparence totale (affichage de l’appartenance à l’organisation ou mention des conflits d’intérêts quand ils existent)
  4. lecture et respect des règles éditoriales et sociales
  5. humilité et écoute des conseils des membres de la communauté

Bref. Bell Pottinger : tout faux.

Bell Pottinger : un ensemble de pratiques qui ont abouti à un GROS scandale.

En interne, rien de vraiment nouveau. Ce n’est ni la première fois, ni la dernière, que nous sommes confrontés à une situation de ce genre. Les pratiques de manipulation légères et discrètes existent et sont malheureusement plus difficiles à repérer.
Dans le cas présent, certaines modifications étant extrêmement grossières, une investigation a été lancée en interne pour tenter de recouper les informations à notre disposition. L’investigation a été assez rapide, Bell Pottinger n’ayant pas tenté d’anonymiser son adresse IP (une technique que beaucoup de sociétés de marketing, y compris en France, utilisent en ne faisant les modifications pour leurs clients que depuis des lieux publics, comme parcs, musées, stations services etc.).
Finalement, le pot au rose a été mis en évidence par un wikipédien Tim Ireland. Tim a alors écrit à la société Bell Pottinger et a publié ses découvertes sur son blog le 07 décembre.
Les premières demandes d’interview par la presse sont arrivées le 08 décembre et ont été prises en charge par nos correspondants habituels en Grande Bretagne. Au cours des jours qui ont suivi, les articles à ce sujet ont explosés, donnant une visibilité à la société Bell Pottinger tout à fait imprévue. Bell Pottinger a admis être l’auteur de ses modifications mais considère qu’aucune d'entre elles n’étaient illégales. A l’exception des articles créés à partir de contenus protégés par les droits d’auteur, Bell Pottinger a effectivement raison. Les modifications apportées n’étaient à priori pas illégales. Elles n’étaient que honteuses.

En revanche, elles soulignent la fragilité de Wikipedia face à de telles pratiques. Fragilité heureusement compensée par la bonne volonté, la réactivité et la capacité à se remettre en cause de la communauté.

Un autre point mentionné par exemple dans cet article de la BBC souligne les dérives des SEO. Leur rôle était auparavant de s’assurer qu’une marque était visible dans les moteurs de recherche. Des pratiques plus douteuses se mettent en place, comme l’astroturfing, qui consiste à « faire apparaitre des histoires positives » et des commentaires favorables sur un client ou un produit, en donnant l’impression que cela vient de clients ou d’individus alors que tout est en fait le résultat d’une campagne soigneusement et entièrement orchestrée par une boite de com’.

Sans compter que les clients en question ne sont pas forcément contents de faire l'honneur de la presse non plus....

Bell Pottinger sur The Independant

Au final, un bon gros buzz négatif pour la Bell Pottinger, qui a cependant la satisfaction de voir sa visibilité boostée dans les moteurs de recherche.

Google Trends sur Bell PottingerBell-Pottinger.jpg

lundi, octobre 25 2010

Petit retour sur mon premier Web Connect

Deux ans que je prévois d'y aller et que cela se révèle impossible au dernier moment. Cette année, enfin, j'ai pu aller au Web2Connect.

Tout d'abord un remerciement aux organisateurs, JF Ruiz (@jfruiz) et Sebastien Rousset (@sebastienr) pour l'organisation. En presque sans faute.

Bon, pour faire un sans faute, il faut prévoir des tee-shirts plus grands pour les filles. Encore, en plein été, ça passerait peut être mieux, mais fin octobre, il fait froid, on met des vêtements en dessous et pof, brutalement, on se tranforme en bibendum - pour un peu qu'on soit un peu dodue... ça ne passe même plus...

Au niveau des interventions, mes préférences ont été à celles de Sébastien (le « Marketeur français »), celle de Benoît Thieulin (relations sociales assistées par ordinateur), le workshop animé par JFRuiz et Bruno Fridlanski (pragmatique) et l'intervention de Valérie Peugeot (L'avenir du Web).

Celle qui m'a cependant laissé le plus "waou !" fut celle de Nadya Jahan sur le social gaming. Joueuse moi-même (plutôt hard core que casual), j'ai découvert avec une certaine stupéfaction

  • que le marché actuel du jeu vidéo avait dépassé le marché du cinéma (environ 29 milliards de dollars/an)
  • que le casual gamer sur FaceBook (typiquement le joueur de farmville, 80 millions de joueurs tout de même) était 7 fois sur 10 une femme, que le joueur avait une moyenne d'age de 43 ans et que 46% des joueurs avaient plus de 60 ans
  • que 20% des casual gamers avaient déjà dépensé de l'argent pour jouer, pour un montant d'environ 20 dollars par mois (le jeu étant gratuit, la dépense se fait pour acheter uniquement des biens virtuels)
  • et qu'en terme de revenu, le casual game standard récupérait 80% par la vente d'objets ou services virtuels (l'engrais sur FarmVille), 15% via des offres publicitaires (vers d'autres jeux j'imagine) et seulement 5% de la publicité.

J'aimerais bien récupérer les slides de cette intervention. Visiblement, il y a un message à faire passer à tous ceux qui affirment que le web ne fonctionne que grâce à la publicité.

Web Auvergnat Pour le reste, le web2connect est avant tout un moment d'échange.

Pour ma part, ne faisant pas directement partie de ce monde essentiellement composé de start ups et de marketers, je ne connaissais pas grand monde. Mais cela ne m'a pas empêché de faire des connaissances très sympathiques.
De mon passage à Davos il y a quelques années, j'ai retenu une leçon très importante: il faut aller voir les présentations sur des sujets auxquels on ne connait pas grand chose et faire connaissances des gens que l'on ne fréquente habituellement pas. C'est chose faite :)

J'y ai aussi retrouvé quelques membres du web auvergnat ! @Axounet, @Korben, @axelaigret, @ocoste et @BertrandSoulier ! Moment immortalisé sur la photo :)

http://www.flickr.com/photos/55118438@N08/5105349159/in/photostream/

mardi, septembre 14 2010

Comment faire pour "tester" un logiciel wiki ?

Je donne très régulièrement des conférences au cours desquelles je présente les wikis et un exemple d'application, typiquement Wikipedia.

Une des questions que mes interlocuteurs me posent souvent à la fin des interventions est "serait il possible de tester facilement un logiciel wiki avant de l'acquérir ?" ou "à qui dois-je m'adresser pour avoir à disposition un outil wiki ?"

Plutôt que de répondre à ces questions par email à chaque fois, il me parait plus judicieux de proposer quelques offres ici-même:

Avant toute chose, pour en savoir plus sur le logiciel wiki, je vous propose de lire cet article "qu'est ce qu'un wiki".

Il faut savoir qu'il existe de très nombreux logiciels wiki,

  • certains sont open source (et téléchargeables gratuitement sur Internet), d'autres sont des logiciels propriétaires (et nécessitent d'acheter une licence);
  • certains sont très dépouillés en terme d'interface et de fonctionnalités, d'autres sont au contraire des plateformes complexes et très riches à l'usage;
  • certains sont typiquement destinés à un usage public et ne présentent pas de gestion des accès, d'autres permettent de gérer des droits d'accès extrèmement finement;

et j'en passe. Cela peut devenir extrèmement compliqué.

Si vous êtes assez familier avec les aspects techniques, je vous conseille de vous diriger vers Wikimatrix qui propose un comparatif entre les différentes fonctionnalités des logiciels wikis sur le marché.
Voir par exemple un comparatif entre Confluence, MediaWiki, PBwiki, PhpWiki, SocialText, TWiki et XWiki (je ne vous conseille pas d'installer PhpWiki, c'est plus pour le plaisir de comparer un wiki historique aux logiciels modernes).

L'autre avantage de WikiMatrix est qu'il vous permet d'accéder aux coordonnées de diverses sociétés d'installation, de maintenance et d'hébergement des applications.

Pour les autres: ceci dit, il y a toutes les chances pour que vous ne soyiez pas très à l'aise avec la technique et que le site WikiMatrix vous créé des aigreurs d'estomac. Si c'est le cas, quelques suggestions:

MediaWiki

Vous pouvez bien évidemment regarder dans la direction de mediawiki (le logiciel utilisé par Wikipedia).
Avantages

  • open source (téléchargement gratuit)
  • logiciel évolutif, plutôt prévu pour un usage public, pour un objectif de "gestion de la connaissance" (les wikis d'entreprises proposent d'autres types de fonctionnalités plus orientées "réseautage" ou "bavardage" ou "gestion de projet" ou "gestion des réunions")
  • interface traduite en de très très nombreuses langues

Comme tous les logiciels libres, vous pouvez soit l'installer sur vos serveurs, soit l'installer chez un hébergeur de sites classique. Ou bien contacter une société spécialisée pour vous seconder.

Pour "tester" facilement un wiki dérivé de mediawiki, et regarder ce qui peut être fait avec , je vous conseille de regarder vers la ferme de wiki, Wikia
Avantages:

  • création d'un wiki rapide et facile;
  • c'est gratuit;
  • l'interface est traduite en français;
  • la plateforme tourne sur une version modifié de MediaWiki, le logiciel utilisé par Wikipedia (open source et pas de dépaysement pour ceux qui utilisent déjà Wikipedia);
  • c'est directement hébergé par la société Wikia (donc aucune manipulation technique à assurer de votre côté).

Inconvénients:

  • de la publicité (c'est le modèle économique de Wikia);
  • impossibilité de faire un wiki privé;
  • la totalité du contenu publié doit être sous licence libre (pas forcément compatible avec un usage professionnel).

Pour cette raison, Wikia n'est vraiment utile que pour tester rapidemment le concept... ou pour héberger rapidemment un petit wiki associatif. Vous pouvez aussi vous promener parmi les sites hébergés par Wikia et observer les usages et les comportements.

Une autre solution, plus orientée entreprise, PBworks

Solution précédemment connue sous le nom PBwiki.

Avantages:

  • C'est gratuit pour une version de démarrage, devient payant lorsque vous demandez plus d'espaces, plus de fonctionnalités, plus d'utilisateurs (mode location mensuelle). Le prix est très raisonnable (20 dollars par employé. Les clients et fournisseurs ont un accès gratuit)
  • Tout est hébergé sur le web (et non dans l'entreprise). Ne nécessite donc pas la moindre installation de votre côté.
  • Pas de publicité
  • wiki public ou wiki privé.

Inconvénients:

  • l'interface n'est pas "localisée" (entendre "traduite". Actuellement, l'outil ne propose donc qu'une interface en anglais)

Cette solution est très utilisé par grandes et petites entreprises. C'est la plus simple à mettre en place. Le wiki est extrèmement simple d'usage.

Autre wiki d'entreprises, xwiki

Avantages

  • logiciel open source (pas de frais de licence);
  • logiciel développé par une entreprise française (contact aisé et rapide avec l'équipe de développement, support sympathique, possibilité de faire développer à façon des fonctionnalités supplémentaires);
  • logiciel développé dans une optique "entreprise".

Si vous disposez d'une équipe informatique, un de vos collaborateurs pourra facilement le télécharger et l'installer. Si vous disposez d'un système d'hébergement chez un des prestataires habituels, vous pouvez l'installer vous même (mais ce n'est pas à la portée de tout le monde).
Vous pouvez aussi le faire installer et héberger par l'entreprise xwiki SAS (auquel cas, c'est payant bien sûr):voir ici et .

Enfin, le site d'XWiki propose une solution en ferme (gratuit et site créé en 5 mn comme PBwiki)
Honnêtement, je vous le déconseille, même pour tester. La plateforme d'hébergement est hyper lente au point de générer non seulement de l'agacement mais aussi des erreurs. Testé pour vous !

Le classique des entreprises: Confluence

Avantage

  • il existe une véritable société (australienne) derrière ce wiki (possibilité de développement à façon, support etc.)
  • logiciel développé dans une optique "entreprise"

Inconvénient

  • logiciel propriétaire (donc licence à payer)

L'application peut être installé sur vos serveurs (coût à partir de 10 dollars/mois pour 10 utilisateurs) ou peut être hébergée par Atlassian (à partir de 150 dollars/mois pour 10 utilisateurs)

Bien que Confluence soit probablement le wiki professionnel le plus utilisé par les entreprises (mediawiki est également très utilisé), j'avoue ne pas être très emballée par cette solution souvent considérée comme "geeky" (c'est à dire plutôt développée avec un esprit technophile) ce qui convient à certaines populations (notamment les départements informatiques des sociétés), mais beaucoup moins à d'autres.

Autre option, hyper sociale: socialtext

Ce logiciel est développé par une société californienne, dont le Patron et co-fondateur, Ross Mayfield très sympathique et visionnaire (n'hésitez pas à visiter son blog).
Une approche très sociale contrairement à d'autres logiciels (tel que Confluence). Les tarifs commencent vers les 5000 dollars et il ne semble pas que l'interface soit traduite en français (je peux me tromper). Le logiciel ne se présente pas véritablement comme un wiki, mais plutôt comme une plateforme sociale complète proposant toute une collection d'outils (réseau social, microblogging, blog etc.). Il est possible de tester la plateforme en ligne gratuitement.

Personnellement, j'ai un mediawiki en usage totalement privé chez mon hébergeur, et j'utilise de temps en temps PBwiki.

Finalement...

Le choix final d'une solution doit être réfléchi. En fonction des fonctionnalités souhaitées, des besoins en confidentialité, de la nécessité ou non de gérer de complexes droits d'accès, certains wikis sont plus appropriés que d'autres.

Mais avant d'en venir à tout mettre en place, beaucoup souhaitent simplement "voir comment marche ce truc". Dans cet objectif, mon conseil personnel serait PBworks.

Florence

PS: si vous avez des remarques, des infos à ajouter ou des corrections, n'hésitez pas à me le signaler
RePS: je ne travaille pour aucune de ses sociétés